5°
PARTIE
Une fois tout l’escadron parti, un officier vint voir Pika.
–Amiral votre commande est
arrivée.
–Merci rompez lieutenant.
Pika descendit dans les hangars
et contempla sa nouvelle acquisition. Il appela une équipe d’ingénieurs et
de techniciens :
–Vous avez tous reçu les
plans. J’attends vos propositions.
Une discussion s’ensuivit.
*****
Chouetta et Caliméro avaient eu la chance d’avoir tiré Borléias au
sort. Elles se prélassaient donc au bord d’une plage aux eaux turquoises.
Chouetta scannait tous les esprits qu’elle pouvait afin de trouver un agent
des Renseignements. Après deux heures de bronzage, elle en trouva finalement
un.
–Pas mal comme mec ! s’écria
Chouetta. Allons soutirer des infos à ce beau jeune homme.
Les deux pilotes s’approchèrent
du jeune homme tout en mettant en avant leurs charmes naturels (ou liés à la
Force…allez savoir !). Elles ne mirent pas longtemps à se le mettre dans
la poche, émerveillé qu’il était par la beauté des deux jeunes filles qui
semblaient s’intéresser à lui. Mais malheureusement celui-ci travaillait
dans les bureaux. Il apprit aux deux pilotes-espionnes que beaucoup de ses
copains étaient à Borléias.
–Et si on allait voir tes
copains, dit Chouetta avec un sourire à faire tomber n’importe quel mec.
–Si vous voulez.
*****
–Je le retiens ton « chéri » ! !
–C’est pas à cause de lui
qu’on est là mais à cause de notre malchance…
–Oui mais c’est lui qui a
mis Tatooine sur la liste !
Deux silhouettes étrangèrement
familières se présentèrent aux portes de Mos Eisley, repaire des pires
bandits de la galaxie. Elles se dirigèrent vers la cantina. Une fois arrivées
elles enlevèrent leurs capuches. Les deux silhouettes étaient en fait Pauline
et Sanchesta.
–Bon trouvons vite fait les
infos et partons d’ici ! dit Sanchesta.
*****
Une forêt luxuriante, des marécages, des grosses bébêtes qu’on
appelle rancors…Nous voilà maintenant sur Dathomir. Dans cette forêt deux
formes, deux formes humaines. L’une d’elles tome dans un marécage.
–Pouah…C’est pas ici que
je trouverai des canards !
–Allez dépêche-toi !
–Facile à dire ! Toi tu
y as passé ton enfance !
–On est presque arrivé.
J’espère que les sorcières savent quelquechose…
–Oui moi aussi…surtout pour
la santé de Pika !
Ces deux formes humaines n’étaient
autres que Saturnin et Patricia en route vers un village de sorcières de
Dathomir.
******
Une forêt (encore, !), pas de marécages, d’étranges créatures
accrochées aux arbres et d’effroyables prédateurs à la queue acéerée…
–Je déteste Myrkr !
–Pourquoi ? dit une voix
endormie.
–A cause de ces # ! !~#
d’ysalamaris ! Ca m’empêche d’utiliser la Force.
–Heureusement que j’ai de la
Force en éprouvette…
Flo se tourna vers Delphine.
–Ouais pour une fois tes
cocktails artisanaux sont assez efficaces : capacité musculaire, rapidité,
dextérité et endurance améliorées…C’est super ton truc ! C’est
quoi comme mélange ?
–Secret professionnel…
–C’est ça…Bon trouvons
rapidement la base de Karrde…Il en saura peut-être plus sur ma mère et sur
les autres mecs au nom imprononçable (Les
Yuuzhan Vong au cas où vous n’auriez pas compris).
*****
Une planète aux confins de la galaxie. Des bâtiments, des destroyers
rappelant étrangement Coruscant à l’époque impériale…
–Qu’est-ce qu’on ait venu
faire à Bastion franchement ?
Paprika et Boubou se retournèrent
vers Kuzco.
–Pika pense que les
renseignements impériaux peuvent être infiltrés par les agents de Dark X,
répondit Paprika.
–Donc il devrait y avoir des
traces de communication, renchérit Boubou.
–Oh…Montrons de quoi la Team
Rocket est capable les gars !
Les trois se mirent à prendre
la pose avant de se rendre compte qu’ils pouvaient être repérés avec leurs
pitreries…
*****
A bord du Chrisaor, tout était
calme. Tout le Chrisaor ? Eh bien
non ! Dans un hangar régnait une certaine agitation. Techniciens et ingénieurs
étaient en train de travailler sur un tout nouveau projet qui leur avait été
soumis par l’amiral Sarkin. Celui-ci était sur la passerelle quand un
enseigne fraîchement débarqué se présenta devant lui.
–Amiral, le hangar H3 vous
fait savoir que le projet sera terminé dès demain.
L’amiral afficha un sourire de
prédateur.
–Très bien. Vous pouvez
disposer.
Alors que l’enseigne
repartait, une autre silhouette se rapprocha du siège de l’amiral.
–Tu peux me dire ce que tu
fous dans le hangar H3 ?
–Fighter…C’est comme ça
qu’on s’adresse à son officier supérieur ?
–Tu utilises les ressources de
la République pour ton usage personnel…
–Tu me déçois Sébastien !
Tu crois franchement que si je faisais de l’abus de biens militaires pour mon
usage personnel, je permettrais à un officier de m’informer sur l’état du
projet ?
–Non mais…
–Ton passé dans les
Renseignements ressurgit….Fais gaffe en ce moment, les Renseignements et moi
ça fait deux. Et puis je suis sûr que Yan et Setha t’ont raconté notre
petite entrevue…
–Oui mais…
Pika leva la main.
–Je comprends ta curiosité.
Mais ne t’inquiètes pas, tu verras assez tôt de quoi il s’agit…
*****
Tatooine, deux jours après…
–Bon, eh bien on a ce qu’on
voulait. On sait que le palais de Dark X est sur Coriolis, dit d’un air réjouie
Pauline.
–Si on enlève le fait que
l’on ait du menacer de mort un mec pour avoir cette information, c’était du
gâteau…
–Bon maintenant allons
chercher nos ailes-X et partons de cette planète ! On crève de chaud ici.
Les deux comparses sortirent rapidement de Mos Eisley. En route elles
durent faire face à une bande de brigands et à une troupe de Tuskens
qu’elles balayèrent avec grâce et
volupté comme elles aimaient le dire. Une fois les pilotes retournées dans
leurs terriers (comprenez leurs ailes-X), celles-ci se dégagèrent rapidement
de l’attraction tatooinienne (force centripète en h/r² ) à l’aide de
leurs propulseurs ( et un peu grâce à l’accélération de coriolis qui
envoie tout corps placé en périphérie de Tatooine vers l’espace…puisque
bien sûr Tatooine n’est pas un référentiel galiléen car non en translation
uniforme avec le référentiel copernicien ou héliocentriqe) (en
effet Tatooine a deux soleils).
–Bon j’ai calculé un
vecteur hyperespace pour revenir vers le Chrisaor,
dit Pauline.
–C’est ça, dit plutôt que
ton cher droïd astroméca a fait ça pour toi…répondit Sanchesta.
–Ben non pour une fois j’ai
fait les calculs toute seule, comme une grande.
–Sans blague ?
–Je te jure !
…
Pendant ce débat aussi philosophique que les romans de Ian Flemming,
quelque chose apparut sur les détecteurs du Spain.
–J’ai quelque chose à trois
klicks d’ici…
–Ami ou ennemi ?
s’enquit Sanchesta.
–Complètement…non identifié.
Sanchesta regarda ses senseurs
et fut très surprise quand elle vit qu’il n’y avait rien du tout.
–Pauline, un conseil, arrête
l’EPO ou fait réparer tes senseurs…
–J’ai boosté mes senseurs
pour qu’ils repèrent le moindre écho…Et c’est vrai que celui-là est
faible…On dirait qu’on a
affaire à un dispositif de camouflage ou d’invisibilité…
Le point se plaça au milieu des senseurs arrières.
–Il est juste derrière nous !
Allez on fait une manœuvre de retournement et on l’attaque ! Je te
transmettrai les données de visée. A l’attaqua ! cria Pauline.
Les deux ailes-X effectuèrent un looping et se retrouvèrent derrière
l’écho.
–Feu ! cria Pauline qui
était déchainée.
Les deux chasseurs tirèrent en
même temps. Les tirs furent arrêtés par quelque chose. Soudain un vaisseau
apparut…
–C’est quoi ce truc ?
demanda Sanchesta.
–J’enclenche
l’enregistreur de vol.
Aussitôt après le vaisseau passa en hyperespace.
–Mince ! On n’aura que
quelques secondes de vidéo…dit Pauline avec déception.
–Rentrons au Chrisaor. Si quelqu’un connaît bien les vaisseaux c’est
Pika…Pour une fois qu’on lui trouve quelque chose de bien on va pas s’en
priver…
*****
Peu après sur le Chrisaor ,
les membres de l’escadron Cygnus se retrouvèrent afin de discuter de ce
qu’ils avaient trouvés.
–Les mecs étaient super
canons ! On n’a pas arrêté de se rincer l’œil !
–T’en as de la chance….Sur
Dathomir, y’avait pas un seul mec…Les seuls beaux étaient utilisés comme
étalons…Les pauvres ! Ils étaient épuisés…
Un peu plus loin…
–Je te jure, elle a bousillé
un vornsk à mains nues !
–C’est pour ça qu’on
l’aime notre petite Flo…Mais au fait tu lui as donné quoi ? Ca
m’aurait bien servi sur Tatooine…
Pika regardait tout ce beau monde discuter. Il s’approcha de la Team
Rocket.
–Et vous, vous avez trouvé
quoi ?
–Pas grand-chose de
transcendant…Le palais est sur Coriolis, dit Kuzco.
–Mais y’a un problème….avoua
Boubou.
Pika les regarda fixement.
–Continuez.
–Ben voilà on a cherché sur
la carte stellaire où était Coriolis…débuta Boubou.
–Mais on l’a pas trouvée,
enchaîna Paprika.
–Deux solutions : soit
nos données sont incomplètes, soit cette planète n’a pas été cartographiée,
finit Kuzco.
Pika prit son carnet, nota la date et se mit à griffonner quelque chose.
–Bien…Je crois pas que ce
soit un Kamino deuxième du nom mais bon…
–Un quoi ?
–Les gars vous me décevez !
Reprenez vos manuels d’histoire et révisez ! Ne pas connaître Kamino,
quelle inculture !
*****
Après
des heures de recherches intensives, la déception était rude : nulle planète
Coriolis ne se trouvait dans la galaxie.
Les
quelques Jedi du Chrisaor avaient eu
beau se plonger en méditation, rien à faire. La planète restait bel et bien
introuvable.
Une
semaine de recherches plus tard, le cœur n’y était plus et le doute commençait
à gagner l’équipage.
D’habitude,
Dark X n’était pas si difficile à localiser….Se pouvait-il qu’elle soit
en train de s’amuser avec la flotte Arion ? L’idée faisait son chemin
dans les esprits…
Quant
à Flo, elle commençait à vraiment s’énerver. Il
fallait les doses les plus fortes des cocktails de Jésusa pour la faire
tenir tranquille…
–Mais bon sang, on l’a
survolée plus de trois fois cette planète ! Elle ne peut pas disparaître
comme ça, d’un seul coup !
–C’est exact, Flo, mais
peut-être qu’elle a été aspirée par un trou noir, qui sait…avança
Saturnin.
–Dark X, finir dans un trou
noir ? Non, c’est trop nul comme fin….
Le Spain se décida à prendre
la parole.
–Il se peut qu’elle ait
placé des hyperpropulseurs sur sa planète…ou qu’elle la déplace en
utilisant la Force, mais je pense que ça se remarquerait. En fait, peut-être
qu’elle se cache tout simplement derrière un bouclier d’invisibilité.
Edwige eut une moue sceptique.
–Un bouclier de cette taille ?
Ca doit trop consommer en énergie…c’est pas rentable. Les Vong ont du
l’aider.
–Les trois zigotos ont peut-être
une idée, dit Jésusa.
Edwige la fixa un court
instant.
–Une idée ? Eux ?
Je reste plus que sceptique…
–Encore ce jugement dévalorisant,
fit Paprika tout en s’approchant.
–Ce n’est que la vérité.
–Ah ouais ? Eh ben
l’amiral était fier de voir qu’on a pris une initiative, dit fièrement
Rolando.
–Il devait plutôt être
choqué, je pense. Mais bon, admettons, pour faire avancer la discussion, que
vous en êtes capables. Je vous pose cette simple question : avez-vous une
idée de là où se trouve la planète Coriolis ?
–Non, dit Paprika.
–Non, dit Boubou.
–Moi je sais ! dit
Kuzco.
Paprika et Boubou se tournèrent
vers lui ets’écrièrent :
–QUOI ? Et tu ne nous
as rien dit ? Alors que tu fais partie de la Team Rocket ?
Edwige ricana.
–A mon avis, il n’en sait
strictement rien.
–Ben disons que je suis pas
tout à fait sûr, mais y’a une planète qui possède toutes ses caractéristiques
dans un coin pas très éloigné. Elle ne s’appelle pas Coriolis, mais le nom
n’est peut-être qu’une couverture….
L’escadron
Cygnus resta stupéfait devant cette déclaration. Pika réduisant de
soixante-quinze pour cent leurs salaires n’aurait même pas représenté le
tiers de l’émotion qu’ils ressentaient.
Comme
d’habitude, Edwige se reprit la première.
–Bien. Transmet les coordonnées
au navigateur, nous partons.
Elle se tourna vers son
escadron et hurla :
–Allons casser du Vong !
Des cris enthousiastes lui répondirent.
*****
Plus
tard dans la soirée, Ewige vint trouver Pauline.
–Qu’est-ce qu’il
fabrique Pika dans le hangar H3 ? demanda-t-elle.
–Ah parce qu’il s’y
passe des trucs bizarres ? Ben viens on va voir…
Le
Spain s’installa à son interface et pianota un instant sur le clavier.
–Tiens, pourquoi je peux pas
accéder aux caméras ? Ni aux micros ? C’est quoi ce bazar ?
–Elle en met du temps à
s’afficher ton image….
–Le truc c’est qu’il
n’y a pas d’image ! Quelqu’un a déconnecté mes caméras et mes
micros !
–Alors dans ce cas on passe
à ma méthode : on fonce dans le tas !
Edwige
et Pauline foncèrent au pas de course vers le hangar H3, Edwige motivée par la
curiosité et Pauline décidée à retrouver le coupable (et à le punir très sévèrement).
Comme
le soupçonnaient les deux jeunes filles, les portes étaient verrouillées. Une
petite poussée de la Force vint à bout de leur résistance. Et ce qu’elles
contemplèrent les étonna.
–Il n’a pas mis trop de
temps à remplacer son vieux tas de ferraille, commenta Edwige.
–Je vois surtout qu’il a
osé s’acheter un vaisseau alors qu’il n’a pas assez de sous pour m’en
offrir un ! ! ! !
–Y’a personne…On visite ?
–Regarde dedans, je
m’occupe de l’extérieur.
Pendant
qu’Edwige tentait d’ouvrir la porte pour pénétrer dans l’appareil,
Pauline inspectait minutieusement l’extérieur de la coque.
–Ouah ! Ils sont costauds
ses systèmes de sécurité ! s’exclama Edwige.
–Appelle Perrine ou défonce
la porte, répondit Pauline.
–Allons-y en douceur sinon ton
chéri va piquer une crise…
–Là c’est moi qui vais
piquer une crise car il m’a piqué mon bouclier d’invisibilité ! ! !
A ce moment-là une personne de leur connaissance apparut.
–Bonjour ma chère et bonjour
amirale.
–Toi ! Tu vas
m’expliquer pourquoi tu as piqué…
–Oui, oui, plus tard…
–Comment ça ? !
Comment oses…
–Je pensais que vous aviez
envie de visiter mais apparemment…
Cette remarque calma légèrement
Pauline.
–Bon alors tu nous fais
visiter ? dit Edwige impatiente.
*****
La visite se déroula dans un calme relatif.
–Ce machin ressemble à ton
ancien vaisseau en plus…commença Edwige.
–Gros, finit Pikachu. J’ai
augmenté la taille pour rajouter tout plein de choses…
–Mon bouclier d’invisibilité !
fulmina Pauline.
–Entre autres…
–Et c’est quoi les autres ?
–Bon alors commençons la
visite technique, ensuite la visite extérieure.
Pkachu s’approcha de la porte et celle-ci s’ouvrit comme par magie.
–Y’a quoi comme système de
sécurité sur cette porte ? demanda Edwige.
–Secret défense.
–Ca m’aurait étonnée…On
est assermenté tu sais.
–Pas en ce qui concerne les
recherches en matière de vaisseaux spatiaux, désolé.
Passablement énervées, les deux pilotes entrèrent dans le vaisseau.
–Voici la soute. Assez petite
mais…
Pika appuya sur un bouton caché.
Des trappes s’ouvrirent dévoilant diverses caches.
–J’ai mis quelques caches de
contrebande. Ensuite…
Le groupe se dirigea vers
l’intérieur du vaisseau.
–Le salon principal. Très
spacieux, très luxueux, très confortable…
–Tout ça pour moi ?
demanda Pauline.
–Pas forcément…
–PARDON ? ! !
Tu comptes venir ici avec qui ?
–Avec personne.
–C’est ça…causes
toujours.
–Si tu ne me crois pas c’est
ton problème…Voyons maintenant la salle des machines.
Ils allèrent vers l’arrière
du vaisseau.
–J’ai mis un générateur
d’énergie capable de faire marcher une Corvette Corellienne.
–Tu exagères pas un peu là ?
demanda Edwige.
–Hum…peut-être un
peu…mais bon, il faut ça pour faire marcher tout ce beau vaisseau. Là
c’est le moteur avec à côté le motivateur hyperspatial. D’après les
essais que j’ai fait il atteint la vitesse du Faucon
Millenium. Niveau maniabilité c’est moins bien qu’une aile-A mais mieux
qu’une aile-X.
Les deux pilotes
s’impatientaient.
–T’as pas quelque chose de
plus intéressant ? demanda Edwige.
–Parlons armement alors…Deux
tourelles quadritubes comme sur le Faucon.
J’ai un canon à ions et un laser en position frontale ainsi qu’un tube
lance-missiles et un bon rayon tracteur. Et le must…
Pika appuya sur un bouton . Huit
écrans s’allumèrent dans le salon et huit commandes sortirent des parois.
–Si vous avez envie de faire
profiter vos invités de la bataille, il y a huit tourelles escamotables :
quatre ventrales, quatre dorsales. Bien sûr, on peut les commander à partir du
cockpit si il n’y a pas assez de monde. Ah oui, il y a deux tourelles
automatisées sur les côtés.
Les deux pilotes restèrent un
moment interloquées.
–Wouah ça en fait de la
puissance de feu ! dit enfin Edwige.
–Enfin il y a les petits
gadgets : boucliers d’invisibilités, camouflage, brouilleurs, inverseurs
de poussée, distributeurs de boissons, etc…Là j’attends mes ingénieurs
pour qu’ils boostent le bouclier d’invisibilité et les senseurs.
Pauline tiqua.
–Ne me dis pas que tu as pris
tout ça sur MON aile-X ?
–Si.
–Et t’as jamais pensé à me
demander la permission ?
–Tu n’as pas déposé de
brevets que je sache ?
–Tu sais que je vais te tuer ?
–Oui.
–Tu pourrais pas émettre
quelques remords ?
–Non.
–Je vais te tuer !
–Non.
–Et pourquoi ça, MONSIEUR ? !
–Parce que je vais t’offrir
ce que tu me demandes depuis si longtemps.
Pauline se calma aussitôt.
–Un vaisseau pour moi toute
seule ?
–Oui.
Alors que Pauline allait
exprimer sa joie dans le hangar, Edwige s’approcha de Pika.
–Tu avais tout prévu,
n’est-ce pas ?
–Non, j’étais dans la
mouise, j’ai improvisé. Je pensais pas que vous viendriez si tôt dans ce
hangar. J’ai oublié de remettre les ysalamaris, c’est pourquoi vous avez réussi
à entrer.
*****
Trois
jours plus tard…
Le
contre-amiral Notsil pénétra avec calme sur la passerelle du vaisseau. Tous
les officiers étaient à leur poste, mais ce n’était pas parce que
l’amiral Sarkin était présent, pas du tout en fait.
Si
tous les officiers étaient là, c’était simplement pour tester les nouveaux
jeux que leur avait offerts l’amirale Vellar.
Le
Spain s’approcha silencieusement de l’amiral.
–Pika, faut qu’on cause.
Tout de suite.
Surpris, l’amiral se leva à
regret de son fauteuil confortable (avec chauffage intégré) et laissa comme
d’habitude le commandement à son fidèle second Fighter.
–Bien sûr, j’arrive.
Y’a un problème quelconque avec l’escadron Cygnus ?
–Non.
–Un problème avec ton
aile-X, peut-être ?
–Non.
Pika commençait sérieusement
à angoisser. Quel pouvait être le problème ?
–Désolé, je ne vois pas.
Qu’est-ce qu’il y a ?
–Il y a trois jours, tu
m’as promis un vaisseau. Où est-il ?
–Eh bien…heu…il est pas
encore arrivé…ça prend du temps…
–CA FAIT DEJA TROIS JOURS
QUE J’ATTENDS ! s’énerva Pauline.
Les
officiers de la passerelle s’absorbèrent un peu plus dans leur simulation.
–Calme-toi, tu vas l’avoir
ton vaisseau, répondit Pika tout en espérant qu’elle ne pique pas sa crise
devant tout l’équipage.
–Quand ? demanda-t-elle
d’une voix sourde.
–Demain, c’est promis.
Aussitôt, un grand sourire
illumina son visage.
–Je vais avoir un vaisseau !
s’exclama-t-elle. Bon, je vais préparer ce que je pourrais y rajouter. A
plus.
Elle
partit à fond de train vers ses quartiers, sans un regard en arrière.
*****
L’amiral
Sarkin réfléchissait dans son fauteuil en cuir de Rancor. Il lui restait douze
heures pour dégoter un vaisseau. Ca n’allait pas être facile…Puis soudain,
après quelques verres de brandy, Pika une eut une idée. Une idée merveilleuse
qui lui ferait économiser quelques sous et qui lui permettrait d’avoir la
paix pendant quelques jours…
Le
lendemain, les premiers mots de Pauline furent :
–Alors, où est mon vaisseau ?
–En fait, j’ai décidé
que tu devais attendre encore un peu.
Méfiante,
elle le fixa un court instant.
–Et pourquoi donc ?
–Je te laisse faire les
plans de ton vaisseau.
–Totalement ?
–Totalement.
Le
Spain réfléchit. Cette proposition dangereuse semblait être un piège, mais
pourquoi pas, après tout.
–J’aurais carte blanche ?
Pika
pâlit un peu. Son compte en banque risquait d’en prendre un sacré coup.
Heureusement qu’elle ne connaissait pas tous ses bénéfices venant de la
contrebande.
Cela
lui fit penser qu’il devrait augmenter sa marge de profit avant qu’elle ne
le ruine…
–Si tu veux, répondit-il en
soupirant.
Un
vaisseau ne pouvait pas être si cher que ça, après tout.
–Il va falloir que je quitte
le Chrisaor pour superviser la
construction. Je pourrais avoir une permission ?
–Désolé, mais pas tout de
suite. Envoie tes plans au chantier d’abord. Tu iras voir lorsqu’on aura rasé
le palais de Dark X.
–C’est d’accord.
Tout
à coup, les sirènes se mirent à hurler.
–Amiral, nous venons de
quitter l’hyperespace ! cria un officier.
–Arrêtez ces alarmes et
passez en alerte rouge !Tout le
monde aux postes de combat ! Je reprends le commandement, Fighter.
Fighter
se leva à regret et laissa le confortable fauteuil à l’amiral.
–Quel est le problème ?
demanda-t-il une fois installé.
–Un basal dovin, amiral. Et
quelques skips.
–Sommes-nous loin de
Coriolis ?
–Une heure en vitesse
subluminique.
–Bien. Les Vong protègent
Dark X. Ouvrez-moi une fréquence vers l’escadron Cygnus.
–A vos ordres, amiral.
–Ici Leader Cygnus, fit la
voix de chouetta quelques secondes plus tard.
–J’aimerais que votre
escadron retienne les vong pendant que le Chrisaor
ira pilonner les installations de Dark X sur Coriolis, demanda Pika.
–Tu pourrais pas emmener les
deux autres vaisseaux avec toi ? Ils risquent de nous gêner, dit Edwige.
–Je comptais les laisser en
renfort au cas où un gros vaisseau-mère vong arriverait pour vous prendre par
surprise.
–QUOI ? Parce que tu
penses qu’on n’est pas assez fort pour se débrouiller seuls ? hurla
Chouetta.
–Mais j’ai pas dit ça….répondit-il
hâtivement.
–Emmène tes deux copains et
laisse-nous le plus dur. Ces Vong ne nous arrivent pas à la cheville.
–Comme tu voudras. On a
besoin de deux heures.
–Vous en aurez trois.
Escadron Cygnus, en formation !
Onze
aile-X se déployèrent en un mur entre les trois vaisseaux du groupe Arion et
les Vong.
Edwige
s’adressa à son groupe :
–Aujourd’hui, on teste la
nouvelle chorégraphie. Souvenez-vous bien de votre rôle et de votre place. Et
que la Force soit avec nous !
Et
la bataille s’engagea.
*****
Les
Vongs, très fair play, attendirent que Pika termine sa conversation et que
Chouetta donne ses ordres avant de passer à l’attaque.
Des
dizaines et des dizaines de coraux skippers foncèrent alors sur une seule
dizaine ailes-X bien décidées à ne pas se laisser marcher sur les ailerons.
Edwgie
ayant finalement décidé que Pika était plus utile sur le Chrisaor
que dans son escadron, la place de Cygnus Six restait vacante.
Ben
s’était bien proposé pour le poste, mais alors que tout le monde pensait
l’affaire réglée, Chouetta avait mis son veto. Ben était peut-être un
homme à tout faire libéré, mais ce n’était pas un pilote.
Il
était beaucoup plus utile dans ses quartiers (ceux d’Edwige), en passant
l’aspirateur, ramassant la poussière qui menaçait son orgue d’Eglise,
astiquant son sabre laser qui brillait maintenant de mille feux, et astiquant
sans relâche l’unique hublot de la cabine pendant qu’Hermione le
surveillait du coin de l’œil, perchée sur son perchoir (logique !)
qu’il avait confectionné de ses mains afin bien sûr de faire plaisir à
Edwige qui hurlait car sa chouette n’avait aucun endroit où se poser (un peu
longue la phrase, peut-être ? C’est bientôt fini…) et mettait ainsi
des plumes plein l’appartement (ouf !).
Dans
une aile-X, Ben n’aurait pu accomplir toutes ses menues tâches ménagères
quotidiennes, et Chouetta ne voulant pas abîmer ses blanches mains, Ben restait
sur le Chrisaor, travaillant afin de
remercier Edwige qui l’avait libéré de l’esclavage (version officielle).
Volant
en quatre paires et un trio (la Team Rocket bien sûr), l’escadron Cygnus
s’appuyait sur sa technique de pointe pour dégommer les Vongs.
–Ennemi à sept heures,
Leader, fit la voix de Jésusa dans le casque d’Edwige.
–Débarrasse-moi de lui,
Deux, je suis occupée avec un autre, répondit-elle.
–Pas de problème, dit Jésusa.
Elle
ralentit pour se placer derrière le skip et le bombarda de rayons lasers.
–Deux, tes rayons manquent
tous leur cible, fit Chouetta.
–T’inquiètes, c’est
normal, fut sa réponse.
Edwige
resta sceptique. Quelques secondes plus tard, le Vong explosa, détruit par un
missile furtif alors qu’il avait baissé sa garde.
–Je l’ai eu !
s’exclama Jésusa en même temps qu’Edwige.
–Trois, es-tu prête pour la
manœuvre du canard laqué ? demanda Saturnin.
–Affirmatif Quatre, hic !
répondit Perrine en aspirant une gorgée de bière fraîche.
Saturnin
partit sur la droite tandis que Perrine partait à gauche derrière leur cible.
–Quatre je suis en position,
hic !
–Ok, je me place derrière
toi.
Caliméro
mitraillait le skip de lasers, tous absorbés par l’anomalie gravitique, tout
en se rapprochant à toute vitesse de sa cible.
Le
Vong crut un court instant que Caliméro allait l’éperonner, mais au dernier
moment elle releva légèrement le nez de son appareil et passa trois centimètres
au-dessus du corail skipper sans même ralentir.
–Quatre, j’ai mis la première
couche. A ton tour, hic !
Pendant
que le Vong reconfigurait ses anomalies gravitationnelles en feu nourri,
Saturnin se glissa derrière lui.
Occupé
à tirer sur Perrine qui, malheureusement pour lui, bénéficiait de réflexes
hors du commun à cause de sa consommation quotidienne d’E.P.O., le pilote du
skip n’aperçut Audrey que trop tard. Il tenta désespérément de former un
trou noir pour absorber son missile, mais il réussit seulement à l’attirer
plus vite avant d’exploser.
–Neuf, t’es où ?
C’est bien pour les Vong que tu sois invisible mais comment je sais où t’es
moi ? hurla Flo.
–Je suis juste derrière
toi, Cinq, à tes cinq heures. Dégomme-les, je te couvre, répondit Le Spain.
–Ok c’est parti.
Flo
poussa ses moteurs au maximum et fonça droit sur un groupe compact d’une
dizaine de skip.
–Cinq, t’es sûre qu’ils
vont s’écarter ? s’inquiéta Le Spain.
–Et comment. Ils n’oseront
pas toucher mon aile-X qui est constituée de métal, fit tranquillement Flo.
Pourtant
les Vong ne bougeaient toujours pas.
–Ils ne se poussent pas,
remarqua Pauline.
–Je vais les aider. Le
groupe va se scinder en deux, tu prends ceux de droite et je m’occupe de ceux
de gauche.
–Ca me va, Cinq.
Flo
largua toutes ses torpilles tout en faisant cracher ses lasers. Trois skips
furent immédiatement désintégrés, trois partirent à droite et trois à
gauche.
Flo
utilisa la Force pour arracher quelques grammes d’hydrogène à l’étoile
autour de laquelle orbitait Coriolis et les transforma en hélium au niveau des
skips. Sans comprendre ce qui leur arrivait, ils se retrouvèrent désintégrés,
dérivant en fines particules dans l’espace intersidéral (espace entre les
astres, à ne pas confondre avec l’espace interstellaire qui désigne
l’espace entre les étoiles et l’espace intergalactique qui définit
l’espace entre les galaxies).
–Trois à zéro pour moi,
Neuf. T’en es où ?
–Idem pour moi, Cinq. Je
crois qu’ils ne sauront jamais d’où venaient les missiles…
–Sept à Huit.
–Huit j’écoute, dit
Sanchie.
–J’ai observé les caractéristiques
de leurs skips. Ce sont les mêmes que celui que j’ai étudié récemment, fit
Patie. Je te donne donc leur fréquence…
–No problem, je vais les
faire osciller jusqu’à la résonnance !
Sanchie
tira en saccades successives, toutes d’une durée et d’une intensité bien
précise. Trente secondes plus tard, le Vong explosait.
–Joli coup, Huit.
–Merci sept.
–Douze, Onze, vous êtes où ?
demanda Boubou.
–Dix, ici Onze, je suis sur
ta gauche, répondit Kuzco.
–Et moi à ta droite, fit
Paprika.
–Couvrez-moi, j’y vais.
Alex
fit plonger son aile-X et se lança à la poursuite d’un skip solitaire.
Il
fit tirer ses lasers, mais l’énergie qui aurait détruit un TIE fut absorbée
sans peine par l’anomalie gravitique du skip.
–Zut, t’as raté, commenta
Kuzco.
–Seuls, on n’y arrivera
pas, dit sombrement Paprika. Il nous faut le pouvoir des trois de la légendaire
Team Rocket !
–Alors canardons-les !
conclut Alex.
Les
trois ailes-X se dispersèrent dans trois directions différentes, exécutèrent
un demi-looping pour faire demi-tour, et revinrent à toute vitesse prendre le
skip en tenaille.
–La Team Rocket va
t’abattre ! ! ! hurla Paprika.
Dérouté
par ces trois attaques simultanées, le pilote du skip se sut comment réagir.
Et pendant cette seconde de remise en question, il explosa.
–A tout l’escadron, ici
Leader, dit Chouetta. Il ne reste aucun skip. Allons aider les trois bouffons si
on veut avoir une permission avant la fin de l’année.
*****
Pendant
que l’escadron Cygnus s’exerçait au tir sur les coraux skipper, les trois
vaisseaux de la flotte Arion fonçaient sur Coriolis à la vitesse maximale.
–Aucune défense, c’est
pas trop normal,dit l’amiral
Sarkin qui réfléchissait à un plan d’attaque depuis son fauteuil en cuir de
rancor.
–En même temps, ça nous
permet d’arriver intacts jusqu’à la planète, remarqua Fighter.
–Sauf si c’est un piège…
–Bah, Dark X n’est pas
aussi subtile que ça non ?
Fighter
avait à peine terminé sa phrase que l’officier chargé des senseurs s’écriait :
–Ennemis droit devant amiral !
–Combien sont-ils ?
–Trois sont de la taille
d’un gros cargo, mais ils ont des tonnes de skips.
–Mitraillez les gros
vaisseaux d’abord, et essayez de nous faire garder un cap direct vers
Coriolis. Nous devons dégommer le palais à Dark X.
–Amiral, les généraux Yan
et Setha demandent quels sont les ordres, dit l’officier des communications.
–Tiens, je les avais oubliés
ces deux-là…Dites-leur de couvrir nos arrières et de retenir les Vongs
pendant que le Chrisaor bombardera
Coriolis, ordonna Pika.
–Avos ordres amiral.
L’officier
transmit les ordres aux deux autres vaisseaux se trouvant dans la flotte Arion.
Aussitôt,
l’Affranchisseur et le République
partirent affronter les Vongs tandis que le Chrisaor
se dirigeait vers Coriolis.
–J’espère qu’ils
n’auront pas trop de problème, fit Fighter.
–Avec les vaiseaux qu’ils
ont, pas besoin d’être des tacticiens de génie pour écraser trois cargos,
remarqua très justement Pika. Combien de temps avant l’arrivée en orbite ?
–Pas plus d’un quart
d’heure, amiral.
–Excellent.
L’amiral
s’installa confortablement dans son fauteuil.
–Y’a-t-il trace des Cygnus
dans notre secteur ? s’enquit-il.
–Aucune, amiral. Ils sont
bien loin d’ici, en train de dégommer les Vongs.
–Magnifique. Je vais enfin
pouvoir raser un des palais de Dark X…
*****
–Amiral, nous sommes en
position, dit l’officier navigateur.
–Toujours aucune trace des
Cygnus ?
–Rien de rien amiral.
Fou
de joie, Pika sauta hors de son fauteuil et contempla le palais de Dark X.
Depuis le temps qu’il rêvait de le détruire…
–Préparez-vous à tirer. A
mon commandement…trois…
Onze
ailes-X plongèrent soudainement sous le Chrisaor.
La voix de Chouetta retentit dans le canal de communication :
–A tous les chasseurs,
acquisition de la cible…FEU ! ! !
Vingt-quatre
torpilles à proton filèrent simultanément vers le palais de Dark X.
–NOOON ! ! !
On
aurait pu croire que Dark X venait de réagir à la destruction de son habitat
naturel, mais en fait ce cri désespéré venait de Pika. Une nouvelle fois, il
venait de se faire doubler. Et une nouvelle fois, par les Cygnus.
–J’en ai marre, je vais
dans mon bureau, fulmina-t-il. Fighter, tu te débrouilles.
Quelques
minutes plus tard, l’escadron Cygnus débarqua sur la passerelle en entonnant
un chant de victoire.
–Ca y est ! On a détruit
Dark X !
–Vous avez détruit son
palais, nuance, intervint Fighter. Comment pouvez-vous être sûrs qu’elle y
était aussi ?
–On a le droit de rêver,
non, hic ! dit Perrine.
–Il reste bizarre que Dark X
n’ait rien tenté pour nous empêcher de détruire son palais, dit Chouetta.
Elle nous prépare un sale coup. L’escadron Cygnus va s’entrainer et la
prochaine fois qu’on se retrouvera en face de Dark X, on la pulvérisera !
*****
Pendant
que l’escadron Cygnus fêtait la destruction du troisième palais de Dark X au
bar du vaisseau, Pika, encore secoué de s’être fait griller sur le fil par
les Cygnus, décida de se prendre un petit café pour se remonter le moral.
Il
se dirigea vers le distributeur, se rangeant rapidement au passage de
l’escadron Cygnus afin d’éviter de se faire piétiner.
Enfin,
après ce dur parcours, il finit par parvenir à la fameuse machine. Il
introduisit sa carte, mais alors qu’il allait faire son choix, une féminine
voix synthétique lui dit :
–Désolée, mais vous ne
dispoez pas de la somme suffisante.
Pika
accusa le coup. Quoi, il ne lui restait même pas de quoi s’acheter un petit
café ? !
Il
sortit une autre carte, ayant accès à d’autres comptes. Pourtant, il eut
encore droit à la même réponse. Il essaya encore deux ou trois cartes, avec
le même résultat. Commençant à se sentir énervé, il décida de réfléchir.
A quels comptes Pauline n’avait pas accès ?
Il
sortit l’une de ses dernières cartes et l’introduisit. A son grand
soulagement, rien ne se passa. Puis soudain :
–Désolée, mais ce produit
n’est plus disponible.
Pika
s’apprétait à défoncer la machine lorsque des exclamations de surprise lui
parvinrent.
Il
se dirigea vers le bar et demanda :
–Qu’est-ce qu’il se
passe, encore ?
–C’est Chouetta…commença
Pauline.
–…elle a intégré Ben
dans l’escadron Cygnus, continua Flo.
–Il sera Cygnus Six et
volera avec moi, dit Boubou.
–Et il est où, Ben ?
demanda Pika.
–Là, fit Saturnin en
montrant un corps avachi dans un coin. Il a eu du mal à supporter toutes les
tournées, il n’a pas encore l’habitude.
Pressentant
un destin semblable, Pika décida de s’éclipser.
–Bon, j’ai beaucoup de
travail, hein, alors je vais y aller…
Il
repartit discrètement pendant que l’escadron continuait sa fête.
*****
Une
semaine plus tard…
Le
contre-amiral Notsil finissait d’empaqueter ses affaires. Le matin même, elle
avait reçu un message l’informant que sa comande était prête. Elle venait
de poser une permission et allait donc de ce pas chercher son vaisseau. Le Spain
alluma les quatre moteurs de son aile-X et mit le cap sur les chantiers de Kuat.
*****
Une
semaine plus tard…
L’amiral
Sarkin était plongé dans un jeu passionant lorsque des cris admiratifs le tirèrent
de sa torpeur.
Intrigué,
il se dirigea vers le hangar, source de ces cris : Le Spain était revenue
avec son vaisseau et terminait son exposé :
–…les lignes fluides
d’un yacht de luxe, la puissance de feu d’un destroyer et toute la souplesse
et la maniabilité d’une aile-X. Sympa, non ?
–Si vous vous mettez tous à
vouloir votre vaisseau personnel, va falloir vous côtiser pour acheter un
vaiseau-hangar ! dit Pika.
–Bah, y’a encore plein de
place dans le Chrisaor ! dit
Sanchie.
–Si il reste de la place,
c’est parce que j’ai transféré les autres escadrons sur le République et l’Affranchisseur !
Entre les douze ailes-X de l’escadron Cygnus, les vaisseaux personnels
d’Edwige, Pauline, Sébastien , le mien et les navettes pour quitter le Chrisaor,
les hangars sont plein !
–Manquerait plus que le Chrisaor
voyage à vide aussi ! s’exclama Chouetta. Tu l’as appelé comment ton
vaisseau au fait ?
–J’avais pensé à l’Inflexible
mais ça fait un peu trop impérial donc finalement je l’ai baptisé l’Intrépide.
–En tout cas, il n’a pas
l’air super armé, dit Pika en jetant un coup d’œil dubitatif à la
carlingue lisse du vaisseau. C’est pas avec une tourelle ventrale et une
tourelle dorsale que tu vas te mesurer à d’autres vaisseaux.
–Les autres sont amovibles.
Comme ça, elles ne peuvent pas s’abîmer, répondit Le Spain. J’ai aussi
deux tubes de lance-missiles, un sous chaque aile, ainsi que deux rayons
tracteurs et deux canons à ions. Et sur chaque aile, trois tourelles
escamotables. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que mon vaisseau possède
un bouclier d’invisibilité et un dispositif de camouflage. Il a d’autres
petits gadgets, mais je vais rien dire sinon il va encore tout me piquer !
–Au fait c’est quand
qu’on a droit à notre prochaine permission ? demanda Patie.
–C’est vrai, ça fait deux
semaines qu’on est coincés,hic !, sur Coriolis. Pourquoi on ne part pas ?
–Surtout que c’est un coin
paumé, y’a vraiment plus personne ici…dit Flo.
Alors que la petite bande se morfondait, Ben (le mignon petit Ben !)
fit irruption dans la salle :
–Chef, chef !
–Quoi ? Qu’est-ce qui
se passe ? demanda Pika.
–C’est pas à vous que je
parle, lança Ben l’air fâché. Le Chef ici, c’est Edwige !
Pika, vexé, se cala dans le
coin le plus sombre de la pièce tandis que le jeune Ben se dirigeait vers sa déesse.
–Le commandant en second
Fighter vient de recevoir un message des troupes d’intervention au sol. Il
m’a dit d’aller chercher le Patron.
–Tu ne devais pas refaire ma
tapisserie aujourd’hui ? interrogea Chouetta d’un air mécontent.
–C’est fait maîtresse.
J’ai fait ainsi que vous le vouliez : des tentures rouges et des dorures
partout comme sur Barunestaï.
–Bien, dit Edwige,
satisfaite. Tu es un trésor, Ben. Allons voir Fighter.
Pika essaya de s’imposer.
–Hey ! Le chef ici
c’est moi ! Et puis tu ne t’embêtes pas : des dorures !
–Désolée mon gars. Impératrice,
c’est plus fort qu’Amiral. Donc…c’est moi le Chef !
Sur ces mots, elle quitta la
salle avec une attitude royale, immédiatement suivie de Ben et Pôline,
toujours prête à fayoter auprès de celui ou celle qui a le plus de pouvoir.
*****
–Vous êtes sûre que c’est
vous qui commandez le Chrisaor ?
demanda le chef des troupes d’intervention au sol, sceptique.
–Bien sûr, répondit Edwige
d’un ton cassant.
–Et Sarkin ?
–Lui, c’est un incapable même
pas foutu de se faire respecter par sa femme ! Bon, trêve de
plaisanteries, quel est le problème ?
L’homme sur l’écran géant
de la salle des opérations toussota, mal à l’aise devant tant d’autorité.
Il se reprit et commença :
–Ben, voilà. On a trouvé un
holo-message de Dark X.
–Montrez-le, plutôt que de
nous faire languir, dit Edwige d’un ton sec.
L’officier ne se le fit pas
attendre et son image laissa la place à celle, plus effrayante, de Dark X qui
avait l’air de fort méchante humeur.
–Coucou, bande de Pleutres !
Vous croyez sûrement avoir gagné cette partie ! Vous vous trompez !
Vous avez effectivement détruit mon troisième palais, seulement les Vong
m’en ont construit un quatrième quelque part donc : z’avez encore du
boulot ! De plus, si vous avez
trouvé cet endroit vide ce n’est pas pour rien. Mes troupes ainsi que moi-même
avions quelque chose d’important à faire : exploser Barunestaï et
Dathomir (planète où a été élevé Pika !). Allez, je vous laisse les
crétins. A tchao, Bon Dimanche !
Edwige et Pôline se regardèrent
consternées.
Soudain, un des opérateurs de
la salle de contrôle brisa le silence.
–Un vaisseau a quitté les
hangars sans autorisation. Je crois qu’il s’agit de celui de l’Amiral
Sarkin…
–Nous nous moquons de savoir
ce que vous croyez Enseigne Infériorifus ! Est-ce, oui ou non, le vaisseau
de mon mari ? demanda Pôline en affichant un air supérieur pour faire
comme son modèle Edwige. Celle-ci s’empressa de la corriger dans sa démarche.
–Ne sois pas si sèche et si
hautaine Pô car c’est indigne de toi et qu’en plus tu ne seras jamais
respectée. Si tu veux que tout se passe bien, sois naturelle avec les gens qui
le méritent et impitoyable envers les trouble-fêtes comme Pika par exemple !
Puis, s’adressant à
l’Enseigne abasourdi, elle questionna :
–Si c’est le vaisseau de
Pika, est-ce lui qui pilote ? Pouvez-vous communiquer avec le pilote ?
L’arrivée furieuse de Pika
dans tous ces états lui fournit une réponse plutôt complète :
–Au secours, on a kidnappé
mon vaisseau. Ben l’a enlevé et a coupé les communications. C’est un
complot d’Edwige !
–Ben voyons…Ce n’est pas
ma faute à moi si tu n’es pas capable de surveiller tes affaires. Fais
attention, un jour c’est Pôpô qui sera kidnappée ! Quant à Ben, il
aura voulu s’amuser un peu voilà c’est tout…
–T’es toujours prête à
lui trouver des excuses à lui. Y’en a marre !
–LE VAISSEAU VA ENTRER DANS
UNE ZONE D’ANOMALIES MAGNETIQUES IMPORTANTES A CAUSE DU SOLEIL DE CE SYSTEME !
hurla Pôline, coupant court au début de dispute.
–Par la Force, il faut sortir
Ben de là ! s’affola Edwige.
–Je déclenche l’antivol, déclara
Pika tremblant tandis qu’il appuyait sur un bouton rouge d’une télécommande
qu’il avait à la main.
Aussitôt, une capsule contenant le siège de pilote et son pilote, à
savoir Ben, s’éjecta du vaisseau qui fit mine un instant de faire demi-tour
en direction du Chrisaor.
–L’ANOMALIE EST TROP FORTE !
cria quelqu’un.
En effet, après un temps d’hésitation,
le vaisseau (dont on ne connaît toujours pas le nom !) fonça sur le
soleil puis au tout dernier instant, fut soufflé en sens inverse par un vent
solaire particulièrement violent. Il passa en trombe devant la passerelle du Chrisaor,
rougeoyant car la coque commençait à fusionner, puis explosa un demi parsec
plus loin.
Un silence pesant s’installa sur la passerelle. Personne n’osait
prononcer un mot et tous évitaient de regarder vers l’Amiral Sarkin (Pika !).
Celui-ci, d’abord blanc cadavérique, vira au vert maladif et tenta un
pas difficile et tremblant en direction de la baie en transparacier. Il regarda
le vide spatial. Les débris de son vaisseau (dont on ne connaissait toujours
pas le nom !) avaient depuis longtemps disparu, dissous dans l’infini de
l’espace.
Pika, les mains plaquées contre le transparacier murmura avec une voix
d’outre-tombe :
–Mon…Mon…Mon bébé…Mon…Mon
bijou…
Il fut interrompu par une voix
triomphante :
–Youhou ! Ben est sauvé !
–T’as pas honte de dire ça
,il a bousillé mon vaisseau c’est un monstre toi aussi d’ailleurs je vais
vous étrangler tous les deux….hurla Pika d’une voix suraigue et sans
respirer, en direction d’Edwige.
Pôline l’arrêta avant qu’il saute sur Chouetta pour l’éliminer
et aussitôt, Jésusa qui passait par là, lui administra une dose de Rancor
d’un puissant sédatif à base d’acide abscissique (induit la dormance des végétaux).
Pika s’effondra et fut transporté à l’infirmerie dans les plus brefs délais.
Par mesure de précaution, on isola Ben (lui aussi à l’infirmerie à
cause d’un mauvais coup de soleil) dans une salle un peu plus loin et on délégua
la Team Rocket à la surveillance de Pika tombé dans le coma (la physiologie végétale
est souvent « assomante ») et tout de même attaché à son lit au
cas où…
*****
Pika
se trouvant dans le coma et Edwige étant au chevet de Ben (il fallait en effet
lui appliquer constamment de la crème sur ses coups de soleil, et seule Edwige
était habilitée à le faire), Pauline se retrouvait une nouvelle fois aux
commandes du Chrisaor.
Quelques
recherches sur l’Holonet confirmèrent ses soupçons : Dathomir et
Barunestaï n’avaient pas été réduites en poussières. Elles avaient
seulement été bombardées (si on peut dire seulement).
La
plupart des installations étaient détruites et la révolte grondait sur
Barunestaï. Comment ! Leur Reine n’était pas venue à leur secours !
Elle avait préféré suivre un mâle et voler à son secours dans une aile-X !
Plutôt que de sauver son peuple !
Heureusement
pour elle, elle n’était pas encore au courant que sa réputation de déesse
incontestée avait pris un sale coup…Elle était trop occupée à cajoler son
nouveau joujou (Ben !).
Mais
Le Spain n’eut pas le temps de profiter de son commandement bien longtemps :
en effet, Pika venait de sortir de son coma.
Pourtant,
lorsqu’on le retrouva, il était au bar, essayant de noyer la perte de son
vaisseau dans l’alcool.
Mise
au courant, Le Spain décida d’agir. Elle passa commande sur l’Holonet
d’un vaisseau en tout point identique à celui qui venait d’être pulvérisé,
vu qu’elle lui avait précédemment piqu les plans en vue d’améliorer son
vaisseau personnel.
Le
prix était assez élevé, donc elle utilisa les crédits de Pika pour payer (il
existait une limite à sa générosité ! !)
Elle
baptisa provisoirement le vaisseau Otana
III en hommage au deuxième vaisseau de Pika qui eut une vie fort courte.
Quelque
temps plus tard, Pika se retrouvait de nouveau à l’infirmerie, mais dans une
cuve bacta cette fois-ci : il décuvait.
Avec
sagesse, Le Spain décida d’attendre la réception du nouveau vaisseau avant
de l’en sortir, ceci afin d’éviter une rechute.
*****
Quelques
jours plus tard, le vaisseau de Pika arriva sur le Chrisaor.
Celui-ci, tout content, s’enferma aussitôt dans son vaisseau pour vérifier
tous les petits gadgets.
Edwige
reprit également les commandes de l’escadron Cygnus, en effet Ben était hors
de danger et ne nécessitait plus de soins intensifs.
Le
Spain abandonna donc le commandement et alla bricoler son vaisseau.
Pika
finit par sortir de son vaisseau pour s’installer son fauteuil de commandement
beaucoup plus confortable. Il fit jouer ses contacts pour localiser le palais à
Dark X. Dans l’heure qui suivait, la Flotte d’Intervention Arion mettait le
cap sur Coruscant.
*****
–Arrivée à Coruscant dans
une heure, Amiral.
–Passez en Stat Def 3, dit très
sèchement Fighter.
Pika sourit. Dès que l’on
approchait d’un combat, Fighter était très très professionnel, faisant tout
pour soulager la grande charge de travail que supportait son supérieur.
–Faites préparer les Cygnus,
dit enfin Pika.
–Oui, monsieur.
Son sourire s’élargit. Enfin
il allait se débarasser de Dark X…lui-même.
*****
Le Chrisaor sortit de
l’hyperespace, suivi de peu par le République
et l’Affranchisseur. Ils se
retouvèrent devant une masse de vaisseaux-mères Vong et d’appareils impériaux.
–Lâchez les fauves, dit
simplement Pika.
Un officier appuya sur un bouton
qui ouvrit les portes du hangar. Des ailes-X sortirent en trombe.
–Escadron Cygnus en position,
dit une voix féminie à travers l’intercom.
–On va bouffer du Vong ! ! !
–Que la Force soit bénie pour
nous avoir donné du Vong et de l’impérial pour diner !
–Amen !
Pika fut quelque peu surpris. Il
soupçonnait les Cygnus d’avoir placé des micros sur la passerelle, et de ne
pas avoir apprécié son allusion aux fauves.
–En avant ! Formation
Dents de Tigre ! cria Edwige.
C’était maintenant clair, ils
se moquaient de Pika.
–Formation de soutien.
Maintenez les gros vaisseaux à distance. Laissez les chasseurs les titiller un
peu.
*****
Après avoir maté son sixième corail skipper, Edwige bailla. Tout ceci
était trop facile pour son immense talent. Tout d’un coup ses avertisseurs
retentirent.
–Qui ose ?
Elle regarda ses senseurs. Un
chasseur TIE Defender, un des derniers chasseur impérial conçu par les ingénieurs
de Sienar.
–Enfin un adversaire à ma
hauteur !
Elle essaya de le semer par toutes les manœuvres qu’elle avait elle-même
développées, mais le Defender s’accrochait toujours. Pire, il avait réussi
à la toucher, elle, la reine de Barunestaï ! Après une demi-heure de
poursuite, ses boucliers arrières étaient à vingt pour cent du nominal. Elle
commençait un peu à déprimer. Soudain, une aile-X surgit et un cri bestial
retentit :
–Banzaaaaïïïïï ! ! ! !
L’aile-X cracha ses rayons
lasers et détruisit le Defender en trois coups. D’abord interloquée, elle se
mit en communication avec cette aile-X.
–A qui dois-je mon sauvetage ?
–Cygnus Douze, amiral !
Elle calcula rapidement qui c’était.
–Paprika ? ! !
–Oui, chef !
Elle n’en revenait pas. Elle
venait d’être sauvé par un homme, elle, la reine de Barunestaï ! Et de
plus cet homme faisait parti de la Team Rocket ! ! Quelle honte !
–Douze, vous ne parlez de ça
à personne ! dit sèchement Edwige.
–Mais…
–Pas de discussion, c’est un
ordre ! Si vous y pensez ne serait-ce qu’une seconde, je vous projette
dans l’espace à travers un sac à ordures !
–Bien, chef …
*****
La bataille durait déjà depuis une heure. La moitié des forces Vong et
impériales avait été décimée.
–Les Cygnus demandent
l’autorisation de se ravitailler, monsieur, dit l’officier des
communications de Chrisaor.
Pika tiqua.
–Edwige demande
l’autorisation pour quelque chose ? ? ! ! Donnez-leur bien
entendu.
Il vit les douze ailes-X rentrer
dans le Chrisaor pour en ressortir
quelques minutes plus tard, prêts au combat.
–Etat de la chasse ennemie,
demanda Fighter.
–Elle est réduite à dix pour
cent de l’effectif initial, commandant, répondit l’officier tactique.
–Et les vaisseaux capitaux ?
–Quatre-vingt pour cent de
l’effectif initial.
–A nous de jouer, messieurs,
dit Pika. Mettons-nous en position et bousillons ces Vong !
Lentement mais sûrement, les
trois vaisseaux républicains se mirent en place, présentant leurs flancs aux
appareils Vong.
–Feu, dit simplement Pika.
*****
Le Spain vit les trois vaisseaux se mettre en place. Puis ce fut le déluge.
Les vaisseaux républicains crachaient des milliers de lasers rouges tandis que
les Vong ripostaient tant bien que mal.
–Cygnus, en position. Pour une
fois Pika commence le boulot mais on va pas le laisser faire. Je veux que les
Cygnus aient dégommé au moins autant de vaisseaux-mères que les vaisseaux de
Pika, Piafabec et Psycocouac réunis.
Bien sûr, ce message ne pouvait
provenir que d’Edwige. Le Spain suivit sa leader en direction des vaisseaux
Vong. Elle bascula sur les torpilles à proton, visa le premier qu’elle vit et
tira. Quelques secondes après le vaisseau explosa.
–Trop cool ! ! !
Rendue joyeuse par
l’explosion, elle vira à gauche et recommença.
*****
–Combien de vaisseaux les
Cygnus ont-ils détruit ?
–Six monsieur.
–Combien en avons-nous détruit ?
–Six.
Pika
fulmina. Il n’était pas arrivé à battre les
Cygnus !
–J’ai encore une chance !
–Pardon ?
–Non…rien. Dites aux Cygnus
d’attaquer les défenses planétaires…et préparez mon vaisseau personnel.
Je sors.
–Mais amiral…
–Vous êtes bouché ?
–Non, mais…
–Il a raison Jérôme. Sortir
serait dangereux, dit Fighter.
–Ca te plairait pas de diriger
l’assaut de Coruscant ?
–Bien sûr que si.
–Alors laise-moi sortir…
–O.K.
*****
Alors que les Cygnus se faufilaient entre les buildings à la recherche
des défenses planétaires, le senseur du Spain émit un bip.
–Qu’est-ce que c’est ?
Elle regarda ce point. Elle
connaissait cette couleur, c’était une couleur spéciale attribuée à un
seul vaisseau et donc à une seule personne…
–Qu’est-ce qu’il veut
faire encore ? Son siège de commandement le démange ?
Elle vira en direction du point.
*****
Edwige fronça les sourcils, Le Spain était en train de se séparer de
la formation.
–Neuf, que faites-vous ?
–Tu me vouvoies maintenant ?
dit une voix amusée.
–Bon arrête tes conneries et
dis-moi ce que tu fais !
–Cool…Y’a Pika qui est
sorti prendre l’air.
Edwige poussa un soupir
d’exaspération.
–Tu pourrais faire clair ?
Pour une fois…
–Il a pris son vaisseau pour
faire joujou…
Edwige consulta ses senseurs.
–Je ne vois rien…
-Comme quoi tout le monde peut
s’améliorer. Il a un écran de furtivité très performant sur son vaisseau.
Il est invisible aux senseurs. Mais j’ai un mouchard sur son vaisseau.
–Vers où il se dirige ?
–Quarante-cinq degrés Nord,
vingt-deux degrés Est.
Edwige réfléchit un peu.
–Sanchesta, quelles sont les
coordonnées du palais de Dark X ?
–Quarante-cinq degrés Nord et
vingt-deux degrés Est.
Edwige resta sans voix.
–Quel con ! Mais quel con ! !
Allez les Cygnus, on va au palais de Dark X. Notre cher amiral veut nous voler
la victoire !
*****
Pika passait très près des buildings. Il testait son nouveau vaisseau.
–Pas mal. Va falloir que je règle
les compensateurs d’énergie. Bon, je suis assez près maintenant, enlevons
cet écran.
Dans le ciel de Coruscant, on vit apparaître un vaisseau.
Pika consulta ses senseurs.
–Bientôt j’aurais ma
revanche !
Plus que deux minutes…
–Pika !
Il reconnut de suite cette voix.
–Edwige, comment vas-tu ?
Ca se passe bien les défenses planétaires ?
–Tires-toi de là et laisse
faire les pros !
–Désolé va falloir me
descendre pour m’arrêter…
–Ca peut s’arranger…
Pika coupa la communication et
regarda ses senseurs. Les ailes-X étaient derrière lui. Il savait que celle du
Spain était équipée de canons à ions qui désactiveraient son vaisseau. Il
appuya sur un bouton…
*****
–Le Spain arrêtes-moi ton chéri.
En douceur s’il te plaît.
–O.K.
Elle passa sur les canons à
ions et mit le vaisseau au centre de son viseur. Mais au moment où elle appuya
sur la détente, un éclair jailit des moteurs du vaisseau à Pika et il accéléra
brusquement.
–Il a un turbo !
–Faut le rattraper, vite !
cria Edwige.
*****
Pika arma les torpilles.
–Et maintenant, Dark X, comme
on dit par chez moi…
Il appuya sur la détente.
–Vas te faire voir chez les
Vong ! ! !
*****
–Trop tard, dit Caliméro.
Edwige n’eut que le temps de
voir six trainées bleues s’encastrer dans le palais. Celui-ci explosa. Un cri
surgit dans tous les canaux de communication :