5° PARTIE

 

            Une fois tout l’escadron parti, un officier vint voir Pika.

–Amiral votre commande est arrivée.

–Merci rompez lieutenant.

Pika descendit dans les hangars et contempla sa nouvelle acquisition. Il appela une équipe d’ingénieurs et de techniciens :

–Vous avez tous reçu les plans. J’attends vos propositions.

Une discussion s’ensuivit.

*****

            Chouetta et Caliméro avaient eu la chance d’avoir tiré Borléias au sort. Elles se prélassaient donc au bord d’une plage aux eaux turquoises. Chouetta scannait tous les esprits qu’elle pouvait afin de trouver un agent des Renseignements. Après deux heures de bronzage, elle en trouva finalement un.

–Pas mal comme mec ! s’écria Chouetta. Allons soutirer des infos à ce beau jeune homme.

Les deux pilotes s’approchèrent du jeune homme tout en mettant en avant leurs charmes naturels (ou liés à la Force…allez savoir !). Elles ne mirent pas longtemps à se le mettre dans la poche, émerveillé qu’il était par la beauté des deux jeunes filles qui semblaient s’intéresser à lui. Mais malheureusement celui-ci travaillait dans les bureaux. Il apprit aux deux pilotes-espionnes que beaucoup de ses copains étaient à Borléias.

–Et si on allait voir tes copains, dit Chouetta avec un sourire à faire tomber n’importe quel mec.

–Si vous voulez.

*****

–Je le retiens ton « chéri » ! !

–C’est pas à cause de lui qu’on est là mais à cause de notre malchance…

–Oui mais c’est lui qui a mis Tatooine sur la liste !

Deux silhouettes étrangèrement familières se présentèrent aux portes de Mos Eisley, repaire des pires bandits de la galaxie. Elles se dirigèrent vers la cantina. Une fois arrivées elles enlevèrent leurs capuches. Les deux silhouettes étaient en fait Pauline et Sanchesta.

–Bon trouvons vite fait les infos et partons d’ici ! dit Sanchesta.

*****

            Une forêt luxuriante, des marécages, des grosses bébêtes qu’on appelle rancors…Nous voilà maintenant sur Dathomir. Dans cette forêt deux formes, deux formes humaines. L’une d’elles tome dans un marécage.

–Pouah…C’est pas ici que je trouverai des canards !

–Allez dépêche-toi !

–Facile à dire ! Toi tu y as passé ton enfance !

–On est presque arrivé. J’espère que les sorcières savent quelquechose…

–Oui moi aussi…surtout pour  la santé de Pika !

Ces deux formes humaines n’étaient autres que Saturnin et Patricia en route vers un village de sorcières de Dathomir.

******

            Une forêt (encore, !), pas de marécages, d’étranges créatures accrochées aux arbres et d’effroyables prédateurs à la queue acéerée…

–Je déteste Myrkr !

–Pourquoi ? dit une voix endormie.

–A cause de ces # ! !~# d’ysalamaris ! Ca m’empêche d’utiliser la Force.

–Heureusement que j’ai de la Force en éprouvette…

Flo se tourna vers Delphine.

–Ouais pour une fois tes cocktails artisanaux sont assez efficaces : capacité musculaire, rapidité, dextérité et endurance améliorées…C’est super ton truc ! C’est quoi comme mélange ?

–Secret professionnel…

–C’est ça…Bon trouvons rapidement la base de Karrde…Il en saura peut-être plus sur ma mère et sur les autres mecs au nom imprononçable (Les Yuuzhan Vong au cas où vous n’auriez pas compris).

*****

            Une planète aux confins de la galaxie. Des bâtiments, des destroyers rappelant étrangement Coruscant à l’époque impériale…

–Qu’est-ce qu’on ait venu faire à Bastion franchement ?

Paprika et Boubou se retournèrent vers Kuzco.

–Pika pense que les renseignements impériaux peuvent être infiltrés par les agents de Dark X, répondit Paprika.

–Donc il devrait y avoir des traces de communication, renchérit Boubou.

–Oh…Montrons de quoi la Team Rocket  est capable les gars !

Les trois se mirent à prendre la pose avant de se rendre compte qu’ils pouvaient être repérés avec leurs pitreries…

*****

            A bord du Chrisaor, tout était calme. Tout le Chrisaor ? Eh bien non ! Dans un hangar régnait une certaine agitation. Techniciens et ingénieurs étaient en train de travailler sur un tout nouveau projet qui leur avait été soumis par l’amiral Sarkin. Celui-ci était sur la passerelle quand un enseigne fraîchement débarqué se présenta devant lui.

–Amiral, le hangar H3 vous fait savoir que le projet sera terminé dès demain.

L’amiral afficha un sourire de prédateur.

–Très bien. Vous pouvez disposer.

Alors que l’enseigne repartait, une autre silhouette se rapprocha du siège de l’amiral.

–Tu peux me dire ce que tu fous dans le hangar H3 ?

–Fighter…C’est comme ça qu’on s’adresse à son officier supérieur ?

–Tu utilises les ressources de la République pour ton usage personnel…

–Tu me déçois Sébastien ! Tu crois franchement que si je faisais de l’abus de biens militaires pour mon usage personnel, je permettrais à un officier de m’informer sur l’état du projet ?

–Non mais…

–Ton passé dans les Renseignements ressurgit….Fais gaffe en ce moment, les Renseignements et moi ça fait deux. Et puis je suis sûr que Yan et Setha t’ont raconté notre petite entrevue…

–Oui mais…

Pika leva la main.

–Je comprends ta curiosité. Mais ne t’inquiètes pas, tu verras assez tôt de quoi il s’agit…

*****

            Tatooine, deux jours après…

–Bon, eh bien on a ce qu’on voulait. On sait que le palais de Dark X est sur Coriolis, dit d’un air réjouie Pauline.

–Si on enlève le fait que l’on ait du menacer de mort un mec pour avoir cette information, c’était du gâteau…

–Bon maintenant allons chercher nos ailes-X et partons de cette planète ! On crève de chaud ici.

            Les deux comparses sortirent rapidement de Mos Eisley. En route elles durent faire face à une bande de brigands et à une troupe de Tuskens qu’elles balayèrent avec grâce et volupté comme elles aimaient le dire. Une fois les pilotes retournées dans leurs terriers (comprenez leurs ailes-X), celles-ci se dégagèrent rapidement de l’attraction tatooinienne (force centripète en h/r² ) à l’aide de leurs propulseurs ( et un peu grâce à l’accélération de coriolis qui envoie tout corps placé en périphérie de Tatooine vers l’espace…puisque bien sûr Tatooine n’est pas un référentiel galiléen car non en translation uniforme avec le référentiel copernicien ou héliocentriqe) (en effet Tatooine a deux soleils).

–Bon j’ai calculé un vecteur hyperespace pour revenir vers le Chrisaor, dit Pauline.

–C’est ça, dit plutôt que ton cher droïd astroméca a fait ça pour toi…répondit Sanchesta.

–Ben non pour une fois j’ai fait les calculs toute seule, comme une grande.

–Sans blague ?

–Je te jure !

            Pendant ce débat aussi philosophique que les romans de Ian Flemming, quelque chose apparut sur les détecteurs du Spain.

–J’ai quelque chose à trois klicks d’ici…

–Ami ou ennemi ? s’enquit Sanchesta.

–Complètement…non identifié.

Sanchesta regarda ses senseurs et fut très surprise quand elle vit qu’il n’y avait rien du tout.

–Pauline, un conseil, arrête l’EPO ou fait réparer tes senseurs…

–J’ai boosté mes senseurs pour qu’ils repèrent le moindre écho…Et c’est vrai que celui-là est faible…On dirait qu’on  a affaire à un dispositif de camouflage ou d’invisibilité…

            Le point se plaça au milieu des senseurs arrières.

–Il est juste derrière nous ! Allez on fait une manœuvre de retournement et on l’attaque ! Je te transmettrai les données de visée. A l’attaqua ! cria Pauline.

            Les deux ailes-X effectuèrent un looping et se retrouvèrent derrière l’écho.

–Feu ! cria Pauline qui était déchainée.

Les deux chasseurs tirèrent en même temps. Les tirs furent arrêtés par quelque chose. Soudain un vaisseau apparut…

–C’est quoi ce truc ? demanda Sanchesta.

–J’enclenche l’enregistreur de vol.

            Aussitôt après le vaisseau passa en hyperespace.

–Mince ! On n’aura que quelques secondes de vidéo…dit Pauline avec déception.

–Rentrons au Chrisaor. Si quelqu’un connaît bien les vaisseaux c’est Pika…Pour une fois qu’on lui trouve quelque chose de bien on va pas s’en priver…

*****

            Peu après sur le Chrisaor , les membres de l’escadron Cygnus se retrouvèrent afin de discuter de ce qu’ils avaient trouvés.

–Les mecs étaient super canons ! On n’a pas arrêté de se rincer l’œil !

–T’en as de la chance….Sur Dathomir, y’avait pas un seul mec…Les seuls beaux étaient utilisés comme étalons…Les pauvres ! Ils étaient épuisés…

            Un peu plus loin…

–Je te jure, elle a bousillé un vornsk à mains nues !

–C’est pour ça qu’on l’aime notre petite Flo…Mais au fait tu lui as donné quoi ? Ca m’aurait bien servi sur Tatooine…

            Pika regardait tout ce beau monde discuter. Il s’approcha de la Team Rocket.

–Et vous, vous avez trouvé quoi ?

–Pas grand-chose de transcendant…Le palais est sur Coriolis, dit Kuzco.

–Mais y’a un problème….avoua Boubou.

            Pika les regarda fixement.

–Continuez.

–Ben voilà on a cherché sur la carte stellaire où était Coriolis…débuta Boubou.

–Mais on l’a pas trouvée, enchaîna Paprika.

–Deux solutions : soit nos données sont incomplètes, soit cette planète n’a pas été cartographiée, finit Kuzco.

            Pika prit son carnet, nota la date et se mit à griffonner quelque chose.

–Bien…Je crois pas que ce soit un Kamino deuxième du nom mais bon…

–Un quoi ?

–Les gars vous me décevez ! Reprenez vos manuels d’histoire et révisez ! Ne pas connaître Kamino, quelle inculture !

*****

            Après des heures de recherches intensives, la déception était rude : nulle planète Coriolis ne se trouvait dans la galaxie.

            Les quelques Jedi du Chrisaor avaient eu beau se plonger en méditation, rien à faire. La planète restait bel et bien introuvable.

            Une semaine de recherches plus tard, le cœur n’y était plus et le doute commençait à gagner l’équipage.

            D’habitude, Dark X n’était pas si difficile à localiser….Se pouvait-il qu’elle soit en train de s’amuser avec la flotte Arion ? L’idée faisait son chemin dans les esprits…

            Quant à Flo, elle commençait à vraiment s’énerver. Il  fallait les doses les plus fortes des cocktails de Jésusa pour la faire tenir tranquille…

–Mais bon sang, on l’a survolée plus de trois fois cette planète ! Elle ne peut pas disparaître comme ça, d’un seul coup !

–C’est exact, Flo, mais peut-être qu’elle a été aspirée par un trou noir, qui sait…avança Saturnin.

–Dark X, finir dans un trou noir ? Non, c’est trop nul comme fin….

Le Spain se décida à prendre la parole.

–Il se peut qu’elle ait placé des hyperpropulseurs sur sa planète…ou qu’elle la déplace en utilisant la Force, mais je pense que ça se remarquerait. En fait, peut-être qu’elle se cache tout simplement derrière un bouclier d’invisibilité.

Edwige eut une moue sceptique.

–Un bouclier de cette taille ? Ca doit trop consommer en énergie…c’est pas rentable. Les Vong ont du l’aider.

–Les trois zigotos ont peut-être une idée, dit Jésusa.

Edwige la fixa un court instant.

–Une idée ? Eux ? Je reste plus que sceptique…

–Encore ce jugement dévalorisant, fit Paprika tout en s’approchant.

–Ce n’est que la vérité.

–Ah ouais ? Eh ben l’amiral était fier de voir qu’on a pris une initiative, dit fièrement Rolando.

–Il devait plutôt être choqué, je pense. Mais bon, admettons, pour faire avancer la discussion, que vous en êtes capables. Je vous pose cette simple question : avez-vous une idée de là où se trouve la planète Coriolis ?

–Non, dit Paprika.

–Non, dit Boubou.

–Moi je sais ! dit Kuzco.

Paprika et Boubou se tournèrent vers lui ets’écrièrent :

–QUOI ? Et tu ne nous as rien dit ? Alors que tu fais partie de la Team Rocket ?

Edwige ricana.

–A mon avis, il n’en sait strictement rien.

–Ben disons que je suis pas tout à fait sûr, mais y’a une planète qui possède toutes ses caractéristiques dans un coin pas très éloigné. Elle ne s’appelle pas Coriolis, mais le nom n’est peut-être qu’une couverture….

            L’escadron Cygnus resta stupéfait devant cette déclaration. Pika réduisant de soixante-quinze pour cent leurs salaires n’aurait même pas représenté le tiers de l’émotion qu’ils ressentaient.

            Comme d’habitude, Edwige se reprit la première.

–Bien. Transmet les coordonnées au navigateur, nous partons.

Elle se tourna vers son escadron et hurla :

–Allons casser du Vong !

Des cris enthousiastes lui répondirent.

*****

            Plus tard dans la soirée, Ewige vint trouver Pauline.

–Qu’est-ce qu’il fabrique Pika dans le hangar H3 ? demanda-t-elle.

–Ah parce qu’il s’y passe des trucs bizarres ? Ben viens on va voir…

            Le Spain s’installa à son interface et pianota un instant sur le clavier.

–Tiens, pourquoi je peux pas accéder aux caméras ? Ni aux micros ? C’est quoi ce bazar ?

–Elle en met du temps à s’afficher ton image….

–Le truc c’est qu’il n’y a pas d’image ! Quelqu’un a déconnecté mes caméras et mes micros !

–Alors dans ce cas on passe à ma méthode : on fonce dans le tas !

            Edwige et Pauline foncèrent au pas de course vers le hangar H3, Edwige motivée par la curiosité et Pauline décidée à retrouver le coupable (et à le punir très sévèrement).

            Comme le soupçonnaient les deux jeunes filles, les portes étaient verrouillées. Une petite poussée de la Force vint à bout de leur résistance. Et ce qu’elles contemplèrent les étonna.

–Il n’a pas mis trop de temps à remplacer son vieux tas de ferraille, commenta Edwige.

–Je vois surtout qu’il a osé s’acheter un vaisseau alors qu’il n’a pas assez de sous pour m’en offrir un ! ! ! !

–Y’a personne…On visite ?

–Regarde dedans, je m’occupe de l’extérieur.

            Pendant qu’Edwige tentait d’ouvrir la porte pour pénétrer dans l’appareil, Pauline inspectait minutieusement l’extérieur de la coque.

–Ouah ! Ils sont costauds ses systèmes de sécurité ! s’exclama Edwige.

–Appelle Perrine ou défonce la porte, répondit Pauline.

–Allons-y en douceur sinon ton chéri va piquer une crise…

–Là c’est moi qui vais piquer une crise car il m’a piqué mon bouclier d’invisibilité ! ! !

            A ce moment-là une personne de leur connaissance apparut.

–Bonjour ma chère et bonjour amirale.

–Toi ! Tu vas m’expliquer pourquoi tu as piqué…

–Oui, oui, plus tard…

–Comment ça ? ! Comment oses…

–Je pensais que vous aviez envie de visiter mais apparemment…

Cette remarque calma légèrement Pauline.

–Bon alors tu nous fais visiter ? dit Edwige impatiente.

*****

            La visite se déroula dans un calme relatif.

–Ce machin ressemble à ton ancien vaisseau en plus…commença Edwige.

–Gros, finit Pikachu. J’ai augmenté la taille pour rajouter tout plein de choses…

–Mon bouclier d’invisibilité ! fulmina Pauline.

–Entre autres…

–Et c’est quoi les autres ?

–Bon alors commençons la visite technique, ensuite la visite extérieure.

            Pkachu s’approcha de la porte et celle-ci s’ouvrit comme par magie.

–Y’a quoi comme système de sécurité sur cette porte ? demanda Edwige.

–Secret défense.

–Ca m’aurait étonnée…On est assermenté tu sais.

–Pas en ce qui concerne les recherches en matière de vaisseaux spatiaux, désolé.

            Passablement énervées, les deux pilotes entrèrent dans le vaisseau.

–Voici la soute. Assez petite mais…

Pika appuya sur un bouton caché. Des trappes s’ouvrirent dévoilant diverses caches.

–J’ai mis quelques caches de contrebande. Ensuite…

Le groupe se dirigea vers l’intérieur du vaisseau.

–Le salon principal. Très spacieux, très luxueux, très confortable…

–Tout ça pour moi ? demanda Pauline.

–Pas forcément…

–PARDON ? ! ! Tu comptes venir ici avec qui ?

–Avec personne.

–C’est ça…causes toujours.

–Si tu ne me crois pas c’est ton problème…Voyons maintenant la salle des machines.

Ils allèrent vers l’arrière du vaisseau.

–J’ai mis un générateur d’énergie capable de faire marcher une Corvette Corellienne.

–Tu exagères pas un peu là ? demanda Edwige.

–Hum…peut-être un peu…mais bon, il faut ça pour faire marcher tout ce beau vaisseau. Là c’est le moteur avec à côté le motivateur hyperspatial. D’après les essais que j’ai fait il atteint la vitesse du Faucon Millenium. Niveau maniabilité c’est moins bien qu’une aile-A mais mieux qu’une aile-X.

Les deux pilotes s’impatientaient.

–T’as pas quelque chose de plus intéressant ? demanda Edwige.

–Parlons armement alors…Deux tourelles quadritubes comme sur le Faucon. J’ai un canon à ions et un laser en position frontale ainsi qu’un tube lance-missiles et un bon rayon tracteur. Et le must…

Pika appuya sur un bouton . Huit écrans s’allumèrent dans le salon et huit commandes sortirent des parois.

–Si vous avez envie de faire profiter vos invités de la bataille, il y a huit tourelles escamotables : quatre ventrales, quatre dorsales. Bien sûr, on peut les commander à partir du cockpit si il n’y a pas assez de monde. Ah oui, il y a deux tourelles automatisées sur les côtés.

Les deux pilotes restèrent un moment interloquées.

–Wouah ça en fait de la puissance de feu ! dit enfin Edwige.

–Enfin il y a les petits gadgets : boucliers d’invisibilités, camouflage, brouilleurs, inverseurs de poussée, distributeurs de boissons, etc…Là j’attends mes ingénieurs pour qu’ils boostent le bouclier d’invisibilité et les senseurs.

Pauline tiqua.

–Ne me dis pas que tu as pris tout ça sur MON aile-X ?

–Si.

–Et t’as jamais pensé à me demander la permission ?

–Tu n’as pas déposé de brevets que je sache ?

–Tu sais que je vais te tuer ?

–Oui.

–Tu pourrais pas émettre quelques remords ?

–Non.

–Je vais te tuer !

–Non.

–Et pourquoi ça, MONSIEUR ? !

–Parce que je vais t’offrir ce que tu me demandes depuis si longtemps.

Pauline se calma aussitôt.

–Un vaisseau pour moi toute seule ?

–Oui.

Alors que Pauline allait exprimer sa joie dans le hangar, Edwige s’approcha de Pika.

–Tu avais tout prévu, n’est-ce pas ?

–Non, j’étais dans la mouise, j’ai improvisé. Je pensais pas que vous viendriez si tôt dans ce hangar. J’ai oublié de remettre les ysalamaris, c’est pourquoi vous avez réussi à entrer.

*****

            Trois jours plus tard…

            Le contre-amiral Notsil pénétra avec calme sur la passerelle du vaisseau. Tous les officiers étaient à leur poste, mais ce n’était pas parce que l’amiral Sarkin était présent, pas du tout en fait.

            Si tous les officiers étaient là, c’était simplement pour tester les nouveaux jeux que leur avait offerts l’amirale Vellar.

            Le Spain s’approcha silencieusement de l’amiral.

–Pika, faut qu’on cause. Tout de suite.

Surpris, l’amiral se leva à regret de son fauteuil confortable (avec chauffage intégré) et laissa comme d’habitude le commandement à son fidèle second Fighter.

–Bien sûr, j’arrive. Y’a un problème quelconque avec l’escadron Cygnus ?

–Non.

–Un problème avec ton aile-X, peut-être ?

–Non.

Pika commençait sérieusement à angoisser. Quel pouvait être le problème ?

–Désolé, je ne vois pas. Qu’est-ce qu’il y a ?

–Il y a trois jours, tu m’as promis un vaisseau. Où est-il ?

–Eh bien…heu…il est pas encore arrivé…ça prend du temps…

–CA FAIT DEJA TROIS JOURS QUE J’ATTENDS ! s’énerva Pauline.

            Les officiers de la passerelle s’absorbèrent un peu plus dans leur simulation.

–Calme-toi, tu vas l’avoir ton vaisseau, répondit Pika tout en espérant qu’elle ne pique pas sa crise devant tout l’équipage.

–Quand ? demanda-t-elle d’une voix sourde.

–Demain, c’est promis.

Aussitôt, un grand sourire illumina son visage.

–Je vais avoir un vaisseau ! s’exclama-t-elle. Bon, je vais préparer ce que je pourrais y rajouter. A plus.

            Elle partit à fond de train  vers ses quartiers, sans un regard en arrière.

*****

            L’amiral Sarkin réfléchissait dans son fauteuil en cuir de Rancor. Il lui restait douze heures pour dégoter un vaisseau. Ca n’allait pas être facile…Puis soudain, après quelques verres de brandy, Pika une eut une idée. Une idée merveilleuse qui lui ferait économiser quelques sous et qui lui permettrait d’avoir la paix pendant quelques jours…

            Le lendemain, les premiers mots de Pauline furent :

–Alors, où est mon vaisseau ?

–En fait, j’ai décidé que tu devais attendre encore un peu.

            Méfiante, elle le fixa un court instant.

–Et pourquoi donc ?

–Je te laisse faire les plans de ton vaisseau.

–Totalement ?

–Totalement.

            Le Spain réfléchit. Cette proposition dangereuse semblait être un piège, mais pourquoi pas, après tout.

–J’aurais carte blanche ?

            Pika pâlit un peu. Son compte en banque risquait d’en prendre un sacré coup. Heureusement qu’elle ne connaissait pas tous ses bénéfices venant de la contrebande.

            Cela lui fit penser qu’il devrait augmenter sa marge de profit avant qu’elle ne le ruine…

–Si tu veux, répondit-il en soupirant.

            Un vaisseau ne pouvait pas être si cher que ça, après tout.

–Il va falloir que je quitte le Chrisaor pour superviser la construction. Je pourrais avoir une permission ?

–Désolé, mais pas tout de suite. Envoie tes plans au chantier d’abord. Tu iras voir lorsqu’on aura rasé le palais de Dark X.

–C’est d’accord.

            Tout à coup, les sirènes se mirent à hurler.

–Amiral, nous venons de quitter l’hyperespace ! cria un officier.

–Arrêtez ces alarmes et passez en alerte rouge !Tout  le monde aux postes de combat ! Je reprends le commandement, Fighter.

            Fighter se leva à regret et laissa le confortable fauteuil à l’amiral.

–Quel est le problème ? demanda-t-il une fois installé.

–Un basal dovin, amiral. Et quelques skips.

–Sommes-nous loin de Coriolis ?

–Une heure en vitesse subluminique.

–Bien. Les Vong protègent Dark X. Ouvrez-moi une fréquence vers l’escadron Cygnus.

–A vos ordres, amiral.

–Ici Leader Cygnus, fit la voix de chouetta quelques secondes plus tard.

–J’aimerais que votre escadron retienne les vong pendant que le Chrisaor ira pilonner les installations de Dark X sur Coriolis, demanda Pika.

–Tu pourrais pas emmener les deux autres vaisseaux avec toi ? Ils risquent de nous gêner, dit Edwige.

–Je comptais les laisser en renfort au cas où un gros vaisseau-mère vong arriverait pour vous prendre par surprise.

–QUOI ? Parce que tu penses qu’on n’est pas assez fort pour se débrouiller seuls ? hurla Chouetta.

–Mais j’ai pas dit ça….répondit-il hâtivement.

–Emmène tes deux copains et laisse-nous le plus dur. Ces Vong ne nous arrivent pas à la cheville.

–Comme tu voudras. On a besoin de deux heures.

–Vous en aurez trois. Escadron Cygnus, en formation !

            Onze aile-X se déployèrent en un mur entre les trois vaisseaux du groupe Arion et les Vong.

            Edwige s’adressa à son groupe :

–Aujourd’hui, on teste la nouvelle chorégraphie. Souvenez-vous bien de votre rôle et de votre place. Et que la Force soit avec nous !

            Et la bataille s’engagea.

*****

            Les Vongs, très fair play, attendirent que Pika termine sa conversation et que Chouetta donne ses ordres avant de passer à l’attaque.

            Des dizaines et des dizaines de coraux skippers foncèrent alors sur une seule dizaine ailes-X bien décidées à ne pas se laisser marcher sur les ailerons.

            Edwgie ayant finalement décidé que Pika était plus utile sur le Chrisaor que dans son escadron, la place de Cygnus Six restait vacante.

            Ben s’était bien proposé pour le poste, mais alors que tout le monde pensait l’affaire réglée, Chouetta avait mis son veto. Ben était peut-être un homme à tout faire libéré, mais ce n’était pas un pilote.

            Il était beaucoup plus utile dans ses quartiers (ceux d’Edwige), en passant l’aspirateur, ramassant la poussière qui menaçait son orgue d’Eglise, astiquant son sabre laser qui brillait maintenant de mille feux, et astiquant sans relâche l’unique hublot de la cabine pendant qu’Hermione le surveillait du coin de l’œil, perchée sur son perchoir (logique !) qu’il avait confectionné de ses mains afin bien sûr de faire plaisir à Edwige qui hurlait car sa chouette n’avait aucun endroit où se poser (un peu longue la phrase, peut-être ? C’est bientôt fini…) et mettait ainsi des plumes plein l’appartement (ouf !).

            Dans une aile-X, Ben n’aurait pu accomplir toutes ses menues tâches ménagères quotidiennes, et Chouetta ne voulant pas abîmer ses blanches mains, Ben restait sur le Chrisaor, travaillant afin de remercier Edwige qui l’avait libéré de l’esclavage (version officielle).

            Volant en quatre paires et un trio (la Team Rocket bien sûr), l’escadron Cygnus s’appuyait sur sa technique de pointe pour dégommer les Vongs.

–Ennemi à sept heures, Leader, fit la voix de Jésusa dans le casque d’Edwige.

–Débarrasse-moi de lui, Deux, je suis occupée avec un autre, répondit-elle.

–Pas de problème, dit Jésusa.

            Elle ralentit pour se placer derrière le skip et le bombarda de rayons lasers.

–Deux, tes rayons manquent tous leur cible, fit Chouetta.

–T’inquiètes, c’est normal, fut sa réponse.

            Edwige resta sceptique. Quelques secondes plus tard, le Vong explosa, détruit par un missile furtif alors qu’il avait baissé sa garde.

–Je l’ai eu ! s’exclama Jésusa en même temps qu’Edwige.

–Trois, es-tu prête pour la manœuvre du canard laqué ? demanda Saturnin.

–Affirmatif Quatre, hic ! répondit Perrine en aspirant une gorgée de bière fraîche.

            Saturnin partit sur la droite tandis que Perrine partait à gauche derrière leur cible.

–Quatre je suis en position, hic !

–Ok, je me place derrière toi.

            Caliméro mitraillait le skip de lasers, tous absorbés par l’anomalie gravitique, tout en se rapprochant à toute vitesse de sa cible.

            Le Vong crut un court instant que Caliméro allait l’éperonner, mais au dernier moment elle releva légèrement le nez de son appareil et passa trois centimètres au-dessus du corail skipper sans même ralentir.

–Quatre, j’ai mis la première couche. A ton tour, hic !

            Pendant que le Vong reconfigurait ses anomalies gravitationnelles en feu nourri, Saturnin se glissa derrière lui.

            Occupé à tirer sur Perrine qui, malheureusement pour lui, bénéficiait de réflexes hors du commun à cause de sa consommation quotidienne d’E.P.O., le pilote du skip n’aperçut Audrey que trop tard. Il tenta désespérément de former un trou noir pour absorber son missile, mais il réussit seulement à l’attirer plus vite avant d’exploser.

–Neuf, t’es où ? C’est bien pour les Vong que tu sois invisible mais comment je sais où t’es moi ? hurla Flo.

–Je suis juste derrière toi, Cinq, à tes cinq heures. Dégomme-les, je te couvre, répondit Le Spain.

–Ok c’est parti.

            Flo poussa ses moteurs au maximum et fonça droit sur un groupe compact d’une dizaine de skip.

–Cinq, t’es sûre qu’ils vont s’écarter ? s’inquiéta Le Spain.

–Et comment. Ils n’oseront pas toucher mon aile-X qui est constituée de métal, fit tranquillement Flo.

            Pourtant les Vong ne bougeaient toujours pas.

–Ils ne se poussent pas, remarqua Pauline.

–Je vais les aider. Le groupe va se scinder en deux, tu prends ceux de droite et je m’occupe de ceux de gauche.

–Ca me va, Cinq.

            Flo largua toutes ses torpilles tout en faisant cracher ses lasers. Trois skips furent immédiatement désintégrés, trois partirent à droite et trois à gauche.

            Flo utilisa la Force pour arracher quelques grammes d’hydrogène à l’étoile autour de laquelle orbitait Coriolis et les transforma en hélium au niveau des skips. Sans comprendre ce qui leur arrivait, ils se retrouvèrent désintégrés, dérivant en fines particules dans l’espace intersidéral (espace entre les astres, à ne pas confondre avec l’espace interstellaire qui désigne l’espace entre les étoiles et l’espace intergalactique qui définit l’espace entre les galaxies).

–Trois à zéro pour moi, Neuf. T’en es où ?

–Idem pour moi, Cinq. Je crois qu’ils ne sauront jamais d’où venaient les missiles…

–Sept à Huit.

–Huit j’écoute, dit Sanchie.

–J’ai observé les caractéristiques de leurs skips. Ce sont les mêmes que celui que j’ai étudié récemment, fit Patie. Je te donne donc leur fréquence…

–No problem, je vais les faire osciller jusqu’à la résonnance !

            Sanchie tira en saccades successives, toutes d’une durée et d’une intensité bien précise. Trente secondes plus tard, le Vong explosait.

–Joli coup, Huit.

–Merci sept.

–Douze, Onze, vous êtes où ? demanda Boubou.

–Dix, ici Onze, je suis sur ta gauche, répondit Kuzco.

–Et moi à ta droite, fit Paprika.

–Couvrez-moi, j’y vais.

            Alex fit plonger son aile-X et se lança à la poursuite d’un skip solitaire.

            Il fit tirer ses lasers, mais l’énergie qui aurait détruit un TIE fut absorbée sans peine par l’anomalie gravitique du skip.

–Zut, t’as raté, commenta Kuzco.

–Seuls, on n’y arrivera pas, dit sombrement Paprika. Il nous faut le pouvoir des trois de la légendaire Team Rocket !

–Alors canardons-les ! conclut Alex.

            Les trois ailes-X se dispersèrent dans trois directions différentes, exécutèrent un demi-looping pour faire demi-tour, et revinrent à toute vitesse prendre le skip en tenaille.

–La Team Rocket va t’abattre ! ! ! hurla Paprika.

            Dérouté par ces trois attaques simultanées, le pilote du skip se sut comment réagir. Et pendant cette seconde de remise en question, il explosa.

–A tout l’escadron, ici Leader, dit Chouetta. Il ne reste aucun skip. Allons aider les trois bouffons si on veut avoir une permission avant la fin de l’année.

*****

            Pendant que l’escadron Cygnus s’exerçait au tir sur les coraux skipper, les trois vaisseaux de la flotte Arion fonçaient sur Coriolis à la vitesse maximale.

–Aucune défense, c’est pas  trop normal,dit l’amiral Sarkin qui réfléchissait à un plan d’attaque depuis son fauteuil en cuir de rancor.

–En même temps, ça nous permet d’arriver intacts jusqu’à la planète, remarqua Fighter.

–Sauf si c’est un piège…

–Bah, Dark X n’est pas aussi subtile que ça non ?

            Fighter avait à peine terminé sa phrase que l’officier chargé des senseurs s’écriait :

–Ennemis droit devant amiral !

–Combien sont-ils ?

–Trois sont de la taille d’un gros cargo, mais ils ont des tonnes de skips.

–Mitraillez les gros vaisseaux d’abord, et essayez de nous faire garder un cap direct vers Coriolis. Nous devons dégommer le palais à Dark X.

–Amiral, les généraux Yan et Setha demandent quels sont les ordres, dit l’officier des communications.

–Tiens, je les avais oubliés ces deux-là…Dites-leur de couvrir nos arrières et de retenir les Vongs pendant que le Chrisaor bombardera Coriolis, ordonna Pika.

–Avos ordres amiral.

            L’officier transmit les ordres aux deux autres vaisseaux se trouvant dans la flotte Arion.

            Aussitôt, l’Affranchisseur et le République partirent affronter les Vongs tandis que le Chrisaor se dirigeait vers Coriolis.

–J’espère qu’ils n’auront pas trop de problème, fit Fighter.

–Avec les vaiseaux qu’ils ont, pas besoin d’être des tacticiens de génie pour écraser trois cargos, remarqua très justement Pika. Combien de temps avant l’arrivée en orbite ?

–Pas plus d’un quart d’heure, amiral.

–Excellent.

            L’amiral s’installa confortablement dans son fauteuil.

–Y’a-t-il trace des Cygnus dans notre secteur ? s’enquit-il.

–Aucune, amiral. Ils sont bien loin d’ici, en train de dégommer les Vongs.

–Magnifique. Je vais enfin pouvoir raser un des palais de Dark X…

 

*****

–Amiral, nous sommes en position, dit l’officier navigateur.

–Toujours aucune trace des Cygnus ?

–Rien de rien amiral.

            Fou de joie, Pika sauta hors de son fauteuil et contempla le palais de Dark X. Depuis le temps qu’il rêvait de le détruire…

–Préparez-vous à tirer. A mon commandement…trois…

            Onze ailes-X plongèrent soudainement sous le Chrisaor. La voix de Chouetta retentit dans le canal de communication :

–A tous les chasseurs, acquisition de la cible…FEU ! ! !

            Vingt-quatre torpilles à proton filèrent simultanément vers le palais de Dark X.

–NOOON ! ! !

            On aurait pu croire que Dark X venait de réagir à la destruction de son habitat naturel, mais en fait ce cri désespéré venait de Pika. Une nouvelle fois, il venait de se faire doubler. Et une nouvelle fois, par les Cygnus.

–J’en ai marre, je vais dans mon bureau, fulmina-t-il. Fighter, tu te débrouilles.

            Quelques minutes plus tard, l’escadron Cygnus débarqua sur la passerelle en entonnant un chant de victoire.

–Ca y est ! On a détruit Dark X !

–Vous avez détruit son palais, nuance, intervint Fighter. Comment pouvez-vous être sûrs qu’elle y était aussi ?

–On a le droit de rêver, non, hic ! dit Perrine.

–Il reste bizarre que Dark X n’ait rien tenté pour nous empêcher de détruire son palais, dit Chouetta. Elle nous prépare un sale coup. L’escadron Cygnus va s’entrainer et la prochaine fois qu’on se retrouvera en face de Dark X, on la pulvérisera !

 

*****

            Pendant que l’escadron Cygnus fêtait la destruction du troisième palais de Dark X au bar du vaisseau, Pika, encore secoué de s’être fait griller sur le fil par les Cygnus, décida de se prendre un petit café pour se remonter le moral.

            Il se dirigea vers le distributeur, se rangeant rapidement au passage de l’escadron Cygnus afin d’éviter de se faire piétiner.

            Enfin, après ce dur parcours, il finit par parvenir à la fameuse machine. Il introduisit sa carte, mais alors qu’il allait faire son choix, une féminine voix synthétique lui dit :

–Désolée, mais vous ne dispoez pas de la somme suffisante.

            Pika accusa le coup. Quoi, il ne lui restait même pas de quoi s’acheter un petit café ? !

            Il sortit une autre carte, ayant accès à d’autres comptes. Pourtant, il eut encore droit à la même réponse. Il essaya encore deux ou trois cartes, avec le même résultat. Commençant à se sentir énervé, il décida de réfléchir. A quels comptes Pauline n’avait pas accès ?

            Il sortit l’une de ses dernières cartes et l’introduisit. A son grand soulagement, rien ne se passa. Puis soudain :

–Désolée, mais ce produit n’est plus disponible.

            Pika s’apprétait à défoncer la machine lorsque des exclamations de surprise lui parvinrent.

            Il se dirigea vers le bar et demanda :

–Qu’est-ce qu’il se passe, encore ?

–C’est Chouetta…commença Pauline.

–…elle a intégré Ben dans l’escadron Cygnus, continua Flo.

–Il sera Cygnus Six et volera avec moi, dit Boubou.

–Et il est où, Ben ? demanda Pika.

–Là, fit Saturnin en montrant un corps avachi dans un coin. Il a eu du mal à supporter toutes les tournées, il n’a pas encore l’habitude.

            Pressentant un destin semblable, Pika décida de s’éclipser.

–Bon, j’ai beaucoup de travail, hein, alors je vais y aller…

            Il repartit discrètement pendant que l’escadron continuait sa fête.

 

*****

            Une semaine plus tard…

            Le contre-amiral Notsil finissait d’empaqueter ses affaires. Le matin même, elle avait reçu un message l’informant que sa comande était prête. Elle venait de poser une permission et allait donc de ce pas chercher son vaisseau. Le Spain alluma les quatre moteurs de son aile-X et mit le cap sur les chantiers de Kuat.

 

*****

            Une semaine plus tard…

            L’amiral Sarkin était plongé dans un jeu passionant lorsque des cris admiratifs le tirèrent de sa torpeur.

            Intrigué, il se dirigea vers le hangar, source de ces cris : Le Spain était revenue avec son vaisseau et terminait son exposé :

–…les lignes fluides d’un yacht de luxe, la puissance de feu d’un destroyer et toute la souplesse et la maniabilité d’une aile-X. Sympa, non ?

–Si vous vous mettez tous à vouloir votre vaisseau personnel, va falloir vous côtiser pour acheter un vaiseau-hangar ! dit Pika.

–Bah, y’a encore plein de place dans le Chrisaor ! dit Sanchie.

–Si il reste de la place, c’est parce que j’ai transféré les autres escadrons sur le République et l’Affranchisseur ! Entre les douze ailes-X de l’escadron Cygnus, les vaisseaux personnels d’Edwige, Pauline, Sébastien , le mien et les navettes pour quitter le Chrisaor, les hangars sont plein !

–Manquerait plus que le Chrisaor voyage à vide aussi ! s’exclama Chouetta. Tu l’as appelé comment ton vaisseau au fait ?

–J’avais pensé à l’Inflexible mais ça fait un peu trop impérial donc finalement je l’ai baptisé l’Intrépide.

–En tout cas, il n’a pas l’air super armé, dit Pika en jetant un coup d’œil dubitatif à la carlingue lisse du vaisseau. C’est pas avec une tourelle ventrale et une tourelle dorsale que tu vas te mesurer à d’autres vaisseaux.

–Les autres sont amovibles. Comme ça, elles ne peuvent pas s’abîmer, répondit Le Spain. J’ai aussi deux tubes de lance-missiles, un sous chaque aile, ainsi que deux rayons tracteurs et deux canons à ions. Et sur chaque aile, trois tourelles escamotables. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que mon vaisseau possède un bouclier d’invisibilité et un dispositif de camouflage. Il a d’autres petits gadgets, mais je vais rien dire sinon il va encore tout me piquer !

–Au fait c’est quand qu’on a droit à notre prochaine permission ? demanda Patie.

–C’est vrai, ça fait deux semaines qu’on est coincés,hic !, sur Coriolis. Pourquoi on ne part pas ?

–Surtout que c’est un coin paumé, y’a vraiment plus personne ici…dit Flo.

            Alors que la petite bande se morfondait, Ben (le mignon petit Ben !) fit irruption dans la salle :

–Chef, chef !

–Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? demanda Pika.

–C’est pas à vous que je parle, lança Ben l’air fâché. Le Chef ici, c’est Edwige !

Pika, vexé, se cala dans le coin le plus sombre de la pièce tandis que le jeune Ben se dirigeait vers sa déesse.

–Le commandant en second Fighter vient de recevoir un message des troupes d’intervention au sol. Il m’a dit d’aller chercher le Patron.

–Tu ne devais pas refaire ma tapisserie aujourd’hui ? interrogea Chouetta d’un air mécontent.

–C’est fait maîtresse. J’ai fait ainsi que vous le vouliez : des tentures rouges et des dorures partout comme sur Barunestaï.

–Bien, dit Edwige, satisfaite. Tu es un trésor, Ben. Allons voir Fighter.

Pika essaya de s’imposer.

–Hey ! Le chef ici c’est moi ! Et puis tu ne t’embêtes pas : des dorures !

–Désolée mon gars. Impératrice, c’est plus fort qu’Amiral. Donc…c’est moi le Chef !

Sur ces mots, elle quitta la salle avec une attitude royale, immédiatement suivie de Ben et Pôline, toujours prête à fayoter auprès de celui ou celle qui a le plus de pouvoir.

 

*****

–Vous êtes sûre que c’est vous qui commandez le Chrisaor ? demanda le chef des troupes d’intervention au sol, sceptique.

–Bien sûr, répondit Edwige d’un ton cassant.

–Et Sarkin ?

–Lui, c’est un incapable même pas foutu de se faire respecter par sa femme ! Bon, trêve de plaisanteries, quel est le problème ?

L’homme sur l’écran géant de la salle des opérations toussota, mal à l’aise devant tant d’autorité. Il se reprit et commença :

–Ben, voilà. On a trouvé un holo-message de Dark X.

–Montrez-le, plutôt que de nous faire languir, dit Edwige d’un ton sec.

L’officier ne se le fit pas attendre et son image laissa la place à celle, plus effrayante, de Dark X qui avait l’air de fort méchante humeur.

–Coucou, bande de Pleutres ! Vous croyez sûrement avoir gagné cette partie ! Vous vous trompez ! Vous avez effectivement détruit mon troisième palais, seulement les Vong m’en ont construit un quatrième quelque part donc : z’avez encore du boulot ! De plus, si vous  avez trouvé cet endroit vide ce n’est pas pour rien. Mes troupes ainsi que moi-même avions quelque chose d’important à faire : exploser Barunestaï et Dathomir (planète où a été élevé Pika !). Allez, je vous laisse les crétins. A tchao, Bon Dimanche !

Edwige et Pôline se regardèrent consternées.

Soudain, un des opérateurs de la salle de contrôle brisa le silence.

–Un vaisseau a quitté les hangars sans autorisation. Je crois qu’il s’agit de celui de l’Amiral Sarkin…

–Nous nous moquons de savoir ce que vous croyez Enseigne Infériorifus ! Est-ce, oui ou non, le vaisseau de mon mari ? demanda Pôline en affichant un air supérieur pour faire comme son modèle Edwige. Celle-ci s’empressa de la corriger dans sa démarche.

–Ne sois pas si sèche et si hautaine Pô car c’est indigne de toi et qu’en plus tu ne seras jamais respectée. Si tu veux que tout se passe bien, sois naturelle avec les gens qui le méritent et impitoyable envers les trouble-fêtes comme Pika par exemple !

Puis, s’adressant à l’Enseigne abasourdi, elle questionna :

–Si c’est le vaisseau de Pika, est-ce lui qui pilote ? Pouvez-vous communiquer avec le pilote ?

L’arrivée furieuse de Pika dans tous ces états lui fournit une réponse plutôt complète :

–Au secours, on a kidnappé mon vaisseau. Ben l’a enlevé et a coupé les communications. C’est un complot d’Edwige !

–Ben voyons…Ce n’est pas ma faute à moi si tu n’es pas capable de surveiller tes affaires. Fais attention, un jour c’est Pôpô qui sera kidnappée ! Quant à Ben, il aura voulu s’amuser un peu voilà c’est tout…

–T’es toujours prête à lui trouver des excuses à lui. Y’en a marre !

–LE VAISSEAU VA ENTRER DANS UNE ZONE D’ANOMALIES MAGNETIQUES IMPORTANTES A CAUSE DU SOLEIL DE CE SYSTEME ! hurla Pôline, coupant court au début de dispute.

–Par la Force, il faut sortir Ben de là ! s’affola Edwige.

–Je déclenche l’antivol, déclara Pika tremblant tandis qu’il appuyait sur un bouton rouge d’une télécommande qu’il avait à la main.

            Aussitôt, une capsule contenant le siège de pilote et son pilote, à savoir Ben, s’éjecta du vaisseau qui fit mine un instant de faire demi-tour en direction du Chrisaor.

–L’ANOMALIE EST TROP FORTE ! cria quelqu’un.

En effet, après un temps d’hésitation, le vaisseau (dont on ne connaît toujours pas le nom !) fonça sur le soleil puis au tout dernier instant, fut soufflé en sens inverse par un vent solaire particulièrement violent. Il passa en trombe devant la passerelle du Chrisaor, rougeoyant car la coque commençait à fusionner, puis explosa un demi parsec plus loin.

            Un silence pesant s’installa sur la passerelle. Personne n’osait prononcer un mot et tous évitaient de regarder vers l’Amiral Sarkin (Pika !).

            Celui-ci, d’abord blanc cadavérique, vira au vert maladif et tenta un pas difficile et tremblant en direction de la baie en transparacier. Il regarda le vide spatial. Les débris de son vaisseau (dont on ne connaissait toujours pas le nom !) avaient depuis longtemps disparu, dissous dans l’infini de l’espace.

            Pika, les mains plaquées contre le transparacier murmura avec une voix d’outre-tombe :

–Mon…Mon…Mon bébé…Mon…Mon bijou…

Il fut interrompu par une voix triomphante :

–Youhou ! Ben est sauvé !

–T’as pas honte de dire ça ,il a bousillé mon vaisseau c’est un monstre toi aussi d’ailleurs je vais vous étrangler tous les deux….hurla Pika d’une voix suraigue et sans respirer, en direction d’Edwige.

            Pôline l’arrêta avant qu’il saute sur Chouetta pour l’éliminer et aussitôt, Jésusa qui passait par là, lui administra une dose de Rancor d’un puissant sédatif à base d’acide abscissique (induit la dormance des végétaux). Pika s’effondra et fut transporté à l’infirmerie dans les plus brefs délais.

            Par mesure de précaution, on isola Ben (lui aussi à l’infirmerie à cause d’un mauvais coup de soleil) dans une salle un peu plus loin et on délégua la Team Rocket à la surveillance de Pika tombé dans le coma (la physiologie végétale est souvent « assomante ») et tout de même attaché à son lit au cas où…

 

*****

            Pika se trouvant dans le coma et Edwige étant au chevet de Ben (il fallait en effet lui appliquer constamment de la crème sur ses coups de soleil, et seule Edwige était habilitée à le faire), Pauline se retrouvait une nouvelle fois aux commandes du Chrisaor.

            Quelques recherches sur l’Holonet confirmèrent ses soupçons : Dathomir et Barunestaï n’avaient pas été réduites en poussières. Elles avaient seulement été bombardées (si on peut dire seulement).

            La plupart des installations étaient détruites et la révolte grondait sur Barunestaï. Comment ! Leur Reine n’était pas venue à leur secours ! Elle avait préféré suivre un mâle et voler à son secours dans une aile-X ! Plutôt que de sauver son peuple !

            Heureusement pour elle, elle n’était pas encore au courant que sa réputation de déesse incontestée avait pris un sale coup…Elle était trop occupée à cajoler son nouveau joujou (Ben !).

            Mais Le Spain n’eut pas le temps de profiter de son commandement bien longtemps : en effet, Pika venait de sortir de son coma.

            Pourtant, lorsqu’on le retrouva, il était au bar, essayant de noyer la perte de son vaisseau dans l’alcool.

            Mise au courant, Le Spain décida d’agir. Elle passa commande sur l’Holonet d’un vaisseau en tout point identique à celui qui venait d’être pulvérisé, vu qu’elle lui avait précédemment piqu les plans en vue d’améliorer son vaisseau personnel.

            Le prix était assez élevé, donc elle utilisa les crédits de Pika pour payer (il existait une limite à sa générosité ! !)

            Elle baptisa provisoirement le vaisseau Otana III en hommage au deuxième vaisseau de Pika qui eut une vie fort courte.

            Quelque temps plus tard, Pika se retrouvait de nouveau à l’infirmerie, mais dans une cuve bacta cette fois-ci : il décuvait.

            Avec sagesse, Le Spain décida d’attendre la réception du nouveau vaisseau avant de l’en sortir, ceci afin d’éviter une rechute.

*****

            Quelques jours plus tard, le vaisseau de Pika arriva sur le Chrisaor. Celui-ci, tout content, s’enferma aussitôt dans son vaisseau pour vérifier tous les petits gadgets.

            Edwige reprit également les commandes de l’escadron Cygnus, en effet Ben était hors de danger et ne nécessitait plus de soins intensifs.

            Le Spain abandonna donc le commandement et alla bricoler son vaisseau.

            Pika finit par sortir de son vaisseau pour s’installer son fauteuil de commandement beaucoup plus confortable. Il fit jouer ses contacts pour localiser le palais à Dark X. Dans l’heure qui suivait, la Flotte d’Intervention Arion mettait le cap sur Coruscant.

 

*****

–Arrivée à Coruscant dans une heure, Amiral.

–Passez en Stat Def 3, dit très sèchement Fighter.

Pika sourit. Dès que l’on approchait d’un combat, Fighter était très très professionnel, faisant tout pour soulager la grande charge de travail que supportait son supérieur.

–Faites préparer les Cygnus, dit enfin Pika.

–Oui, monsieur.

Son sourire s’élargit. Enfin il allait se débarasser de Dark X…lui-même.

 

*****

            Le Chrisaor sortit de l’hyperespace, suivi de peu par le République et l’Affranchisseur. Ils se retouvèrent devant une masse de vaisseaux-mères Vong et d’appareils impériaux.

–Lâchez les fauves, dit simplement Pika.

Un officier appuya sur un bouton qui ouvrit les portes du hangar. Des ailes-X sortirent en trombe.

–Escadron Cygnus en position, dit une voix féminie à travers l’intercom.

–On va bouffer du Vong ! ! !

–Que la Force soit bénie pour nous avoir donné du Vong et de l’impérial pour diner !

–Amen !

Pika fut quelque peu surpris. Il soupçonnait les Cygnus d’avoir placé des micros sur la passerelle, et de ne pas avoir apprécié son allusion aux fauves.

–En avant ! Formation Dents de Tigre ! cria Edwige.

C’était maintenant clair, ils se moquaient de Pika.

–Formation de soutien. Maintenez les gros vaisseaux à distance. Laissez les chasseurs les titiller un peu.

 

*****

            Après avoir maté son sixième corail skipper, Edwige bailla. Tout ceci était trop facile pour son immense talent. Tout d’un coup ses avertisseurs retentirent.

–Qui ose ?

Elle regarda ses senseurs. Un chasseur TIE Defender, un des derniers chasseur impérial conçu par les ingénieurs de Sienar.

–Enfin un adversaire à ma hauteur !

            Elle essaya de le semer par toutes les manœuvres qu’elle avait elle-même développées, mais le Defender s’accrochait toujours. Pire, il avait réussi à la toucher, elle, la reine de Barunestaï ! Après une demi-heure de poursuite, ses boucliers arrières étaient à vingt pour cent du nominal. Elle commençait un peu à déprimer. Soudain, une aile-X surgit et un cri bestial retentit :

–Banzaaaaïïïïï ! ! ! !

L’aile-X cracha ses rayons lasers et détruisit le Defender en trois coups. D’abord interloquée, elle se mit en communication avec cette aile-X.

–A qui dois-je mon sauvetage ?

–Cygnus Douze, amiral !

Elle calcula rapidement qui c’était.

–Paprika ? ! !

–Oui, chef !

Elle n’en revenait pas. Elle venait d’être sauvé par un homme, elle, la reine de Barunestaï ! Et de plus cet homme faisait parti de la Team Rocket ! ! Quelle honte !

–Douze, vous ne parlez de ça à personne ! dit sèchement Edwige.

–Mais…

–Pas de discussion, c’est un ordre ! Si vous y pensez ne serait-ce qu’une seconde, je vous projette dans l’espace à travers un sac à ordures !

–Bien, chef …

 

*****

            La bataille durait déjà depuis une heure. La moitié des forces Vong et impériales avait été décimée.

–Les Cygnus demandent l’autorisation de se ravitailler, monsieur, dit l’officier des communications de Chrisaor.

Pika tiqua.

–Edwige demande l’autorisation pour quelque chose ? ? ! ! Donnez-leur bien entendu.

Il vit les douze ailes-X rentrer dans le Chrisaor pour en ressortir quelques minutes plus tard, prêts au combat.

–Etat de la chasse ennemie, demanda Fighter.

–Elle est réduite à dix pour cent de l’effectif initial, commandant, répondit l’officier tactique.

–Et les vaisseaux capitaux ?

–Quatre-vingt pour cent de l’effectif initial.

–A nous de jouer, messieurs, dit Pika. Mettons-nous en position et bousillons ces Vong !

Lentement mais sûrement, les trois vaisseaux républicains se mirent en place, présentant leurs flancs aux appareils Vong.

–Feu, dit simplement Pika.

 

*****

            Le Spain vit les trois vaisseaux se mettre en place. Puis ce fut le déluge. Les vaisseaux républicains crachaient des milliers de lasers rouges tandis que les Vong ripostaient tant bien que mal.

–Cygnus, en position. Pour une fois Pika commence le boulot mais on va pas le laisser faire. Je veux que les Cygnus aient dégommé au moins autant de vaisseaux-mères que les vaisseaux de Pika, Piafabec et Psycocouac réunis.

Bien sûr, ce message ne pouvait provenir que d’Edwige. Le Spain suivit sa leader en direction des vaisseaux Vong. Elle bascula sur les torpilles à proton, visa le premier qu’elle vit et tira. Quelques secondes après le vaisseau explosa.

–Trop cool ! ! !

Rendue joyeuse par l’explosion, elle vira à gauche et recommença.

 

*****

–Combien de vaisseaux les Cygnus ont-ils détruit ?

–Six monsieur.

–Combien en avons-nous détruit ?

–Six.

Pika fulmina. Il n’était pas arrivé à battre les Cygnus !

–J’ai encore une chance !

–Pardon ?

–Non…rien. Dites aux Cygnus d’attaquer les défenses planétaires…et préparez mon vaisseau personnel. Je sors.

–Mais amiral…

–Vous êtes bouché ?

–Non, mais…

–Il a raison Jérôme. Sortir serait dangereux, dit Fighter.

–Ca te plairait pas de diriger l’assaut de Coruscant ?

–Bien sûr que si.

–Alors laise-moi sortir…

–O.K.

 

*****

            Alors que les Cygnus se faufilaient entre les buildings à la recherche des défenses planétaires, le senseur du Spain émit un bip.

–Qu’est-ce que c’est ?

Elle regarda ce point. Elle connaissait cette couleur, c’était une couleur spéciale attribuée à un seul vaisseau et donc à une seule personne…

–Qu’est-ce qu’il veut faire encore ? Son siège de commandement le démange ?

Elle vira en direction du point.

 

*****

            Edwige fronça les sourcils, Le Spain était en train de se séparer de la formation.

–Neuf, que faites-vous ?

–Tu me vouvoies maintenant ? dit une voix amusée.

–Bon arrête tes conneries et dis-moi ce que tu fais !

–Cool…Y’a Pika qui est sorti prendre l’air.

Edwige poussa un soupir d’exaspération.

–Tu pourrais faire clair ? Pour une fois…

–Il a pris son vaisseau pour faire joujou…

Edwige consulta ses senseurs.

–Je ne vois rien…

-Comme quoi tout le monde peut s’améliorer. Il a un écran de furtivité très performant sur son vaisseau. Il est invisible aux senseurs. Mais j’ai un mouchard sur son vaisseau.

–Vers où il se dirige ?

–Quarante-cinq degrés Nord, vingt-deux degrés Est.

Edwige réfléchit un peu.

–Sanchesta, quelles sont les coordonnées du palais de Dark X ?

–Quarante-cinq degrés Nord et vingt-deux degrés Est.

Edwige resta sans voix.

–Quel con ! Mais quel con ! ! Allez les Cygnus, on va au palais de Dark X. Notre cher amiral veut nous voler la victoire !

 

*****

            Pika passait très près des buildings. Il testait son nouveau vaisseau.

–Pas mal. Va falloir que je règle les compensateurs d’énergie. Bon, je suis assez près maintenant, enlevons cet écran.

            Dans le ciel de Coruscant, on vit apparaître un vaisseau.

Pika consulta ses senseurs.

–Bientôt j’aurais ma revanche !

Plus que deux minutes…

–Pika !

Il reconnut de suite cette voix.

–Edwige, comment vas-tu ? Ca se passe bien les défenses planétaires ?

–Tires-toi de là et laisse faire les pros !

–Désolé va falloir me descendre pour m’arrêter…

–Ca peut s’arranger…

Pika coupa la communication et regarda ses senseurs. Les ailes-X étaient derrière lui. Il savait que celle du Spain était équipée de canons à ions qui désactiveraient son vaisseau. Il appuya sur un bouton…

 

*****

–Le Spain arrêtes-moi ton chéri. En douceur s’il te plaît.

–O.K.

Elle passa sur les canons à ions et mit le vaisseau au centre de son viseur. Mais au moment où elle appuya sur la détente, un éclair jailit des moteurs du vaisseau à Pika et il accéléra brusquement.

–Il a un turbo !

–Faut le rattraper, vite ! cria Edwige.

 

*****

Pika arma les torpilles.

–Et maintenant, Dark X, comme on dit par chez moi…

Il appuya sur la détente.

–Vas te faire voir chez les Vong ! ! !

 

*****

–Trop tard, dit Caliméro.

Edwige n’eut que le temps de voir six trainées bleues s’encastrer dans le palais. Celui-ci explosa. Un cri surgit dans tous les canaux de communication :

–YYYAAAAHOOOOOUUUUU ! ! ! ! ! !